Université de Sherbrooke
Caractérisation d’une autophagie dysfonctionnelle dans les cellules souches ou progénitrices adultes sur le devenir de la cellule intestinale
Abstract
dc:description.abstractUn dysfonctionnement des mécanismes régulant l’homéostasie intestinale comme l’autophagie est associé aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Chez Drosophila melanogaster, l’inhibition de l’autophagie spécifiquement dans les cellules souches intestinales (ISC) adultes régule différemment leur prolifération dans le temps. Un renouvellement approprié de l’intestin requiert un équilibre entre la prolifération des cellules souches intestinales et la différenciation. Ce processus catabolique peut affecter autant la prolifération que la différenciation des cellules souches somatiques des testicules ou hématopoïétiques. Nous supposons qu’une autophagie dysfonctionnelle, dans les cellules souches intestinales et/ou progénitrices, perturbera la différenciation des cellules intestinales. Nos résultats montrent que dix jours d’inhibition de l’autophagie dans les ISC adultes, induite par la perte des gènes au cœur du processus ou des régulateurs de la fusion autophagosomes-lysosomes, augmentent la population de cellules entéroendocrines, ainsi que l’activité transcriptionnelle de Stat92E. Un criblage, ciblant les régulateurs impliqués dans la prolifération ou dans la différenciation, a mis en évidence qu’une autophagie dysfonctionnelle dans les cellules souches intestinales adultes active Stat92E en aval de la kinase Hop (orthologue de JAK) et induisant la hausse de cellules entéroendocrines. Finalement, les techniques de traçage cellulaire ont confirmé qu’un défaut de l’autophagie dans les cellules souches intestinales favorise la différenciation en cellules entéroendocrines sans affecter les entérocytes. À long terme, une autophagie dysfonctionnelle dans les cellules souches intestinales est suffisante pour diminuer la survie des drosophiles. Cependant, l’effet bénéfique de l’inhibition de Stat92E semble diminuer avec le temps et n’est pas suffisant pour améliorer la survie des drosophiles, arborant un défaut d’autophagie dans les cellules souches intestinales. Étonnamment, dans les entéroblastes, cellules progénitrices destinées à la différenciation en entérocytes, l’inhibition de l’autophagie induit également de manière paracrine une hausse du nombre de cellules entéroendocrines. De plus, la déplétion dans les entéroblastes de Rab21, régulateur de la fusion autophagosome-lysosome, induit une augmentation de la prolifération des cellules souches et une diminution de l’activité de Stat92E, possiblement par sa fonction dans l’autophagie. En somme, ces travaux mettent en évidence un rôle pour le mécanisme d’autophagie dans la régulation de la différenciation des cellules entéroendocrines et une interaction génétique avec la voie JAK-STAT.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- Ph. D.
- Level thesis:degree_level
- Doctorat
- Discipline thesis:degree_discipline
- Biologie cellulaire
- Grantor dc:publisher
- Université de Sherbrooke
- Year dc:date.issued
- 2024
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Lacarrière, Camille
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Jean, Steve
Subjects
dc:subject × 11Rights
- Licence dc:rights.uri
- Language dc:language.iso
- fr, en
Identifiers
dc:identifier.*- Handle dc:identifier.uri
- http://hdl.handle.net/11143/22135
- OAI identifier oai:identifier
- oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/22135