Université de Sherbrooke
Utilisation des miARN pour la prédiction du diabète gestationnel et de la sensibilité à l’insuline durant la grossesse
Abstract
dc:description.abstractLe diabète gestationnel (DG) est la complication de grossesse la plus fréquente avec une prévalence qui peut atteindre 25% en fonction des critères diagnostiques et de l’ethnicité. Le DG est une conséquence d’un déséquilibre entre la sensibilité à l’insuline (SI) et sa sécrétion durant la grossesse. Le DG a des conséquences sérieuses sur la santé de la mère et de son enfant. La mère a un risque plus élevé de prééclampsie, de travail prolongé, de césarienne et plus tard de diabète de type 2 (DT2). Les enfants sont plus à risque de prématurité, d’hypoglycémie, de macrosomie à la naissance et plus tard d’obésité, de syndrome métabolique, de DT2 et d’hypertension. Le DG est présentement diagnostiqué entre la 24e et la 28e semaine de grossesse par un test d’hyperglycémie provoquée par voie orale. Même si le traitement du DG contribue à diminuer les complications de grossesse et reliées à la naissance, ses effets sur la prévention des complications à long terme restent incertains. Une prédiction précoce du DG pourrait améliorer le suivi et prévenir les complications à long terme. Les microARN (miARN) sont de petites molécules d’ARN simple brin (19-24 nucléotides) impliqué dans la régulation post-transcriptionnelle via leur liaison à des ARN messagers cibles. Cette thèse a permis d’identifier et de quantifier les miARN présents dans le plasma au 1er trimestre de grossesse. Les résultats montrent que plusieurs sont associés à la grossesse, que leurs niveaux changent entre la 4e et la 16e semaine de grossesse et que ces miARN sont impliqués dans des voies métaboliques en lien avec la grossesse. Les miARN plasmatiques sont aussi associés à la SI mesurée à la fin du 2e trimestre. Certains de ces miARN régulent la biosynthèse et le métabolisme des acides gras et pourraient être utilisés pour prédire la SI. D’autres sont associés au risque de DG. Un modèle combinant les facteurs de risque traditionnel du DG (âge, IMC, historique familial de DT2, historique de DG ou macrosomie et hémoglobine glyquée) et trois miARN prédit le DG avec une bonne justesse (AUC=0.84). Il a été possible d’identifier un seuil de faible et de hauts risques de DG. Le groupe à faible risque de DG pourrait bénéficier d’un suivi de grossesse allégé tandis que le groupe haut risque pourrait bénéficier d’un traitement précoce.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- Ph. D.
- Level thesis:degree_level
- Doctorat
- Discipline thesis:degree_discipline
- Biochimie
- Grantor dc:publisher
- Université de Sherbrooke
- Year dc:date.issued
- 2022
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Légaré, Cécilia
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Bouchard, Luigi
Subjects
dc:subject × 13Rights
- Language dc:language.iso
- fr, en
Identifiers
dc:identifier.*- Handle dc:identifier.uri
- http://hdl.handle.net/11143/19504
- OAI identifier oai:identifier
- oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/19504