University of Toronto
Literary Relationships: Settler Feminist Readings of Visions of Justice in Indigenous Women’s First-Person Narratives
Abstract
dc:description.abstractThis thesis explores the ways that stories by Indigenous women matter to decolonization and reframe debates about transitional justice in Canada. My corpus is comprised of Indigenous women’s life writing in Canada (in French and English) and in Guatemala (in Spanish) in the 1970s and 1980s, and epistolary exchanges published in Quebec between 2008 and 2016. Each chapter addresses the relationships between author and audience—literary projects—and between reader and text—ways of reading—to examine tensions and affinities in Indigenous and settler engagements for justice. My readings respond to two intertwined objectives: prioritizing Indigenous women writers’ visions of justice, while problematizing the position of settler critics’ and settlers’ feeling of what is right and just. My methodological approach juxtaposes feminist, antiracist and decolonial theories with Indigenous women’s writing, in order to think with the texts, and treat the stories themselves as theory. In chapter one, I contend that Rigoberta Menchú’s testimony (1983) offers the reader a text-based relationship rooted in her understanding of the incommensurability of the reader’s and the author’s epistemological positions. In chapter two, I look at Indigenous and non-Indigenous writers’ relationship to territory in Aimititau! Parlons-nous! (2008) and explore how Nahka Bertrand, Joan Pawnee-Parent and Rita Mestokosho’s unapologetic but generous voices relate to non-Indigenous people’s discomfort with their positions as settlers. Chapter three discusses Joséphine Bacon (2010), Rita Mestokosho (2011) and Natasha Kanapé Fontaine’s (2016) gesture of friendship in their correspondence with Quebecois writers as a critical and unsettling mode of relationships. In the final chapter, I propose a reciprocal reading that requires a displacement of my academic voice and that takes seriously An Antane Kapesh’s (1976) and Mini Aodla Freeman’s (1978) embodied writing about their experiences of colonialism. Throughout my analyses of the texts, I propose a settler feminist approach that accounts for positionality, grounds itself in embodied (self-) criticism and considers the materiality of literary relationships. Cette thèse explore comment l’écriture littéraire de femmes autochtones joue un rôle dans la décolonisation en redirigeant les priorités pour la justice dans le contexte de la justice transitionnelle au Canada. Mon corpus comprend des récits de vie écrit par des femmes autochtones en français et en anglais au Canada et en espagnol au Guatemala, publiés dans les années 1970 et 1980, et des échanges épistolaires produit au Québec entre 2008 et 2016. Chaque chapitre aborde les relations entre l’auteure et l’audience (les projets littéraires) et entre la lectrice et le texte (les méthodologies de lecture) dans le but d’analyser des tensions et des affinités entre les engagements des Autochtones et des non-Autochtones pour la justice. L’étude répond à deux objectifs reliés : prioriser les visions de la justice des écrivaines autochtones et problématiser les positions des critiques non-Autochtones ainsi que leurs sentiments à propos de ce qui est juste. Mon approche méthodologique juxtapose les théories féministes, antiracistes et décoloniales avec la littérature de femmes autochtones pour penser avec le texte et traiter les textes littéraires comme théorie. Dans le premier chapitre, je soutiens que le témoignage de Rigoberta Menchú (1983) offre à la lectrice une relation ancrée dans le texte ainsi que dans sa compréhension de l’incommensurabilité des positions épistémologiques occupées par l’auteure et la lectrice. Dans le deuxième chapitre, j’analyse la relation au territoire qu’ont les écrivain·e·s autochtones et non-autochtones dans Aimititau! Parlons-nous! (2008) et j’explore comment Nahka Bertrand, Joan Pawnee-Parent et Rita Mestokosho entrent en relation avec les correspondant·e·s non autochtones qui montrent un inconfort à occuper leur position comme settlers. Le chapitre trois aborde le mouvement d’amitié comme un mode critique de relation dans les échanges épistolaires de Joséphine Bacon (2010), Rita Mestokosho (2011) et Natasha Kanapé Fontaine’s (2016) avec des écrivains québécois. Dans le dernier chapitre, je propose une lecture réciproque qui requiert un déplacement de ma voix académique et prend au sérieux l’écriture ‘encorporée’ de l’expérience du colonialisme d’An Antane Kapesh (1976) et de Mini Aodla Freeman (1978). À travers les analyses littéraires, je mets en pratique une approche féministe settler qui rend compte de la positionalité, qui s’inscrit dans une (auto)critique ‘encorporée’ et qui considère la matérialité des relations littéraires.
Degree
thesis:*- Department dc:contributor.department
- Comparative Literature
- Year dc:date.issued
- 2018
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
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- Couture-Grondin, Élise
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- ten Kortenaar, Neil
Subjects
dc:subject × 6Identifiers
dc:identifier.*- Handle dc:identifier.uri
- http://hdl.handle.net/1807/91800
- OAI identifier oai:identifier
- oai:utoronto.scholaris.ca:1807/91800