{"id":{"repo_id":"toronto-retro","oai_identifier":"oai:utoronto.scholaris.ca:1807/70099"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/toronto-retro/oai:utoronto.scholaris.ca:1807/70099","repository":{"repo_id":"toronto-retro","name":"University of Toronto","base_url":"https://utoronto.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Poétique de l’image dans le roman de Georges Rodenbach « Bruges-la-Morte » et dans l’œuvre autobiographique de Suzanne Lilar","abstract":"Oscillant entre l’intelligible et le sensible, entre le réel et l’imaginaire, cette catégorie d’entre-deux par excellence qu’est l’image fascine par sa dynamique fort complexe. L’image semble être encore plus fascinante lorsqu’elle entre dans le monde de la littérature et forme avec le verbal ce qu’on appelle un iconotexte. La présente thèse exploite les modalités d’inscription de l’image et ses fonctions dans l’œuvre de Georges Rodenbach (1855-1898) et de Suzanne Lilar (1901-1992), deux écrivains belges d’origine flamande et d’expression française. Comme son objet d’étude, cette thèse se veut aussi une sorte d’entre-deux, car les recherches effectuées croisent non seulement la littérature, mais aussi les beaux-arts et la philosophie. La première partie de notre thèse tente de situer la problématique de l’image dans le contexte des tendances artistiques et littéraires traversant le XIXe siècle, et présente de nombreuses réflexions théoriques sur la notion d’image. La deuxième partie de ce travail est consacrée au roman de Rodenbach Bruges-la-Morte (avec ses images photographiques et son frontispice, dessin du célèbre peintre symboliste Fernand Khnopff). Enfin, la troisième partie porte sur quatre textes autobiographiques de Suzanne Lilar. Nous analysons deux livres illustrés d’images photographiques (le Journal de l’analogiste et À la recherche d’une enfance) et deux textes non illustrés (l’autobiographie Une enfance gantoise et le roman autobiographique La Confession anonyme). Nous menons notre étude à partir de trois axes : l’image verbale (ekphraseis, descriptions), l’image matérielle (iconique) et leur interaction. L’approche adoptée vise à étudier dans les textes privilégiés les rapports entre le lisible et le visible en termes de dialogues mutuellement enrichissants plutôt qu’en terme d’oppositions. Cette thèse met en évidence les différents rôles complémentaires, ainsi que contradictoires, que joue l’image dans les textes de Rodenbach et de Lilar. Notre étude s’efforce de démontrer que l’iconotexte se prête toujours à différentes interprétations et ne fonctionne que par de constants va-et-vient entre deux systèmes sémiologiques à la fois distincts et interdépendants. Une telle dynamique se résume en cet inachèvement fécond qu’est l’entre-deux, nourri de non résolu, de non vu, de non dit, de mystères.","abstract_html":"Oscillant entre l’intelligible et le sensible, entre le réel et l’imaginaire, cette catégorie d’entre-deux par excellence qu’est l’image fascine par sa dynamique fort complexe. L’image semble être encore plus fascinante lorsqu’elle entre dans le monde de la littérature et forme avec le verbal ce qu’on appelle un iconotexte. La présente thèse exploite les modalités d’inscription de l’image et ses fonctions dans l’œuvre de Georges Rodenbach (1855-1898) et de Suzanne Lilar (1901-1992), deux écrivains belges d’origine flamande et d’expression française. Comme son objet d’étude, cette thèse se veut aussi une sorte d’entre-deux, car les recherches effectuées croisent non seulement la littérature, mais aussi les beaux-arts et la philosophie. 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