{"id":{"repo_id":"sherbrooke","oai_identifier":"oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/4738"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/sherbrooke/oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/4738","repository":{"repo_id":"sherbrooke","name":"Université de Sherbrooke","base_url":"https://usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Effets de la structure du paysage sur la densité et l'agrégation des mâles chanteurs du dindon sauvage","abstract":"Les activités anthropiques modifient l'habitat des espèces végétales et animales sur de grandes surfaces, le tout ayant souvent pour conséquence de diminuer la survie des individus et de compromettre la persistance des populations dont ils font partis. Jusqu'à maintenant, bon nombre d'études se sont penchés [i.e. penchées] sur l'effet des activités humaines sur différents paramètres affectant la dynamique des populations des espèces spécialisées à certains types d'habitats. En contre partie, très peu d'études se sont penchées sur l'effet de ces mêmes activités sur l'écologie d'espèces dont la satisfaction des besoins écologiques nécessite différents types d'habitats. C'est à l'aide de méthodes d'analyses statistiques récemment développées, que nous avons mesuré l'effet de la structure des paysages sur les patrons de densité et d'agrégation d'une population de Dindon sauvage située à la limite nord de son aire de répartition. Nos résultats montrent que l'effet de la structure des paysages sur l'abondance des mâles est modulé en fonction de la rigueur de l'hiver précédent la saison de reproduction. Pour des paysages de 12,6 km 2 (2 km de rayon), nous montrons que lors d'un printemps précédé par un hiver doux que l'abondance des mâles est maximisée au sein de paysages dont la composition varie entre 25 et 50% de forêt et dont la configuration comporte une quantité de bordure entre les milieux ouverts et forestiers variant de 60 à 80 km. À l'inverse, durant un printemps précédé par un hiver plus rigoureux, l'abondance des mâles diminue avec l'augmentation de la quantité de cultures annuelles lorsque la quantité de couvert forestier est inférieure à 20% alors qu'elle augmente avec l'augmentation de la quantité de cultures annuelles lorsque les paysages sont composés à plus de 40% de forêt. Néanmoins, puisque cette étude s'est étalée sur deux saisons de reproduction, lesquelles ont été précédées par des hivers de sévérités différentes, il en résulte un manque de réplication limitant la portée des conclusions pouvant être tirés [i.e. tirées] quant à l'effet de la sévérité de l'hiver sur les patrons de distribution des mâles au sein des paysages. Nos données montrent également que, lorsque l'effet des variables de structure du paysage sur le regroupement des mâles est significatif, des niveaux plus importants d'agrégation sont observés au sein de paysages comportant de grandes parcelles d'habitat et une quantité limitée de bordure entre les milieux ouverts et forestiers (i.e. un nombre limité de grandes parcelles d'habitat continues) en comparaison avec les paysages où les parcelles d'habitat sont plus nombreuses ou présentent un nombre plus important de circonvolutions (i.e., beaucoup de petites parcelles d'habitat). À la lumière de ces résultats, nous concluons [que] le système d'accouplement des gallinacés a le potentiel d'être affecté par la modification de la structure des paysages, et ce, en raison de l'influence directe et indirecte de cette composante des habitats sur les densités et les niveaux d'agrégation entre les mâles.","abstract_html":"Les activités anthropiques modifient l&#x27;habitat des espèces végétales et animales sur de grandes surfaces, le tout ayant souvent pour conséquence de diminuer la survie des individus et de compromettre la persistance des populations dont ils font partis. Jusqu&#x27;à maintenant, bon nombre d&#x27;études se sont penchés [i.e. penchées] sur l&#x27;effet des activités humaines sur différents paramètres affectant la dynamique des populations des espèces spécialisées à certains types d&#x27;habitats. 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