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Cependant, ces organisations disposent rarement d’outils pour établir une cible adaptée à leur réalité. Cet essai vise à répondre à cet enjeu en expliquant d’abord l’origine politique et écologique de la cible internationale de 30 %, puis en proposant une démarche méthodologique destinée à soutenir les MRC dans la fixation d’une cible de conservation de la biodiversité. En synthétisant les connaissances issues de la littérature scientifique internationale, la première partie du travail soutient que la cible de 30 % représente un seuil minimal, couramment utilisée, mais que certaines études recommandent des proportions plus élevées selon le contexte territorial. Ensuite, de par l’analyse de documents et de guides de planification et de discussions avec des spécialistes provenant du milieu municipal ou de la conservation, la deuxième partie propose une démarche méthodologique. En s’appuyant sur les bases scientifiques reconnues en conservation, en passant par l’analyse du contexte territorial et en discutant d’une cible potentielle avec les parties prenantes, la démarche mène à l’adoption d’une cible finale scientifiquement fondée et réaliste sur le plan territorial et accompagnée d’indicateurs de suivi permettant un monitorage pertinent des objectifs de conservation. Enfin, cette démarche est appliquée au territoire de la MRC de L’Assomption, permettant de tester sa faisabilité. Les résultats montrent qu’environ 23,4 % du territoire pourraient faire l’objet de mesures de conservation. Cet essai met en lumière la nécessité d’avoir des outils de planification fondés sur la science et adaptés aux réalités locales. Il fournit une base méthodologique qui pourra être reprise et approfondie. Toutefois, l’application reste exploratoire, en raison d’un temps limité et d’une connaissance partielle du territoire étudié.","abstract_html":"La biodiversité mondiale est en déclin et les milieux naturels subissent des pressions croissantes liées notamment à l’urbanisation, à l’agriculture et aux changements climatiques. Dans ce contexte, les MRC jouent un rôle central, particulièrement depuis l’arrivée des nouvelles Orientations gouvernementales en aménagement du territoire, qui les obligent à fixer des indicateurs et des cibles de conservation dans leur Schéma d’aménagement et de développement. Cependant, ces organisations disposent rarement d’outils pour établir une cible adaptée à leur réalité. Cet essai vise à répondre à cet enjeu en expliquant d’abord l’origine politique et écologique de la cible internationale de 30 %, puis en proposant une démarche méthodologique destinée à soutenir les MRC dans la fixation d’une cible de conservation de la biodiversité. 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