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Aujourd'hui, le suivi thérapeutique des immunosuppresseurs repose sur des prises de sang répétées et de longues analyses en laboratoire, limitant la réactivité clinique, ce qui pénalise les patients ayant besoin d’un traitement personnalisé rapidement. Et si un petit dispositif pouvait, à lui seul, à partir d’une simple goutte de sang, suivre en temps réel l’efficacité d’un traitement vital ? Des outils tels que les biocapteurs électrochimiques pourraient le permettre. Ce travail explore la conception d’un biocapteur électrochimique à base d’ADN capable de quantifier directement ces molécules, en exploitant un mécanisme de compétition fonctionnelle entre une protéine et son ligand thérapeutique. Une séquence d’ADN modifiée par un rapporteur rédox et un leurre moléculaire a servi de plateforme pour construire un biocapteur où l’hybridation, la liaison protéique et la compétition ont été validées électrochimiquement. Le dispositif permet la détection quantitative de la CsA dans la plage thérapeutique (125 à 330 nM) et peut être réutilisé. Cette approche a ensuite été étendue à la détection du tacrolimus, confirmant la transposabilité du concept à différents systèmes molécule-protéine. Ces résultats posent les bases d’une plateforme adaptable à d’autres cibles thérapeutiques, et ouvrent la voie à des biocapteurs multiplexés, c'est-à-dire capables de détecter simultanément plusieurs analytes, et réversibles, capables d’assurer un suivi combiné, personnalisé et en temps réel du traitement par immunosuppresseur.","abstract_html":"Dans le domaine des greffes d’organes, la survie d’un patient dépend souvent d’un équilibre fragile maintenu par des traitements à base d’immunosuppresseurs, tels que la cyclosporine A (CsA) et le tacrolimus. 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