{"id":{"repo_id":"sherbrooke","oai_identifier":"oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/23511"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/sherbrooke/oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/23511","repository":{"repo_id":"sherbrooke","name":"Université de Sherbrooke","base_url":"https://usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Évaluation de la viabilité environnementale, économique et sociale de la conversion des urines humaines en engrais dans le contexte québécois","abstract":"Dans une perspective de recherche de solutions durables alternatives aux engrais industriels, ce travail examine l'utilisation de l'urine humaine, une ressource riche en nutriments (azote, phosphore, potassium) comme fertilisant pour contribuer à des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. L'objectif est d'évaluer la viabilité de cette nouvelle pratique fertilisante en contexte québécois, ou les moyens d’y parvenir. La viabilité des engrais à base d'urine a été analysée à partir d'une démarche multicritère considérant les volets environnemental, économique, technique et social. Les résultats de cette analyse soulignent le fort potentiel agronomique et environnemental des engrais à base d'urine humaine. La valorisation des nutriments contenus dans l'urine pourrait réduire la dépendance aux engrais industriels, très énergivores à produire, et pour la plupart importés. Les engrais à base d’urine permettent d’atténuer les impacts environnementaux causés par les rejets d'azote et de phosphore par les stations d'épuration après le traitement des eaux usées. Les données recensées indiquent, par ailleurs, qu'un fertilisant issu de l'urine peut assurer des rendements agricoles comparables à ceux des engrais conventionnels. Néanmoins, l'analyse met en évidence plusieurs freins à une adoption généralisée de cette nouvelle pratique de fertilisation. En effet, des incertitudes sont soulevées quant à la viabilité économique de cette solution, considérant les coûts de production plus élevés que les prix de vente des engrais minéraux actuellement utilisés. Les engrais à base d’urine nécessitent également la mise en place d’infrastructures de collecte à la source, pouvant engendrer des investissements initiaux importants. La rentabilité économique dépend du taux d’adoption des parties prenantes (donneurs d’urine, agriculteurs) qui peuvent être réticentes à la réutilisation de l’urine humaine. L’absence de cadre réglementaire clair constitue aussi un enjeu, qui rend incertaine la commercialisation d’engrais issus de l’urine humaine. Les contraintes limitant la viabilité de la valorisation de l’urine en engrais au Québec demeurent importantes, mais elles peuvent être atténuées. Plusieurs pistes d’amélioration ont été proposées afin de lever ces obstacles. La viabilité de cette nouvelle pratique de fertilisation passe d’abord par l’implication du gouvernement provincial qui devrait reconnaître la pratique comme innovante, soutenir le déploiement d’un groupe d'experts et instaurer une politique fiscale incitative. La réalisation d’étude en conditions réelles apparait également nécessaire pour optimiser les procédés, réduire leurs impacts environnementaux et augmenter leur rentabilité. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation ciblées favoriseraient l'adhésion des parties prenantes. Enfin, l'adaptation du cadre juridique par les paliers fédéral et provincial, en concertation avec les agriculteurs et les municipalités, garantirait une mise en œuvre cohérente et durable.","abstract_html":"Dans une perspective de recherche de solutions durables alternatives aux engrais industriels, ce travail examine l&#x27;utilisation de l&#x27;urine humaine, une ressource riche en nutriments (azote, phosphore, potassium) comme fertilisant pour contribuer à des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. L&#x27;objectif est d&#x27;évaluer la viabilité de cette nouvelle pratique fertilisante en contexte québécois, ou les moyens d’y parvenir. La viabilité des engrais à base d&#x27;urine a été analysée à partir d&#x27;une démarche multicritère considérant les volets environnemental, économique, technique et social. Les résultats de cette analyse soulignent le fort potentiel agronomique et environnemental des engrais à base d&#x27;urine humaine. 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