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Pourtant, le champ de l’histoire de la justice, un champ fondamentalement spatial, n’a pas connu la même effervescence pour l’étude de la spatialité que certaines disciplines voisines. Ce mémoire vise à y remédier en dressant un portrait d’ensemble de la répartition spatiale des causes criminelles et militaires rapportées en justice royale dans le gouvernement de Montréal entre les années 1740 et 1755. À travers l’analyse géospatiale des lieux de résidence des justiciables et des lieux de criminalité rapportés, nous sommes en mesure d’offrir des réponses à la question suivante : comment le recours à la justice criminelle se déploie spatialement sur le territoire du gouvernement de Montréal? Histoire de la justice et géographie historique sont ainsi au coeur de ce travail de recherche qui s’inspire à la fois des travaux historiques sur la justice criminelle et de ceux issus du tournant spatial qui s’intéressent à Montréal et à la Nouvelle-France. Ce travail fait utilisation de nombreux logiciels connus des humanités numériques, notamment des logiciels SIG qui facilitent la mise en place de la cartographie et l’analyse géospatiale subséquente. Ce mémoire est donc soutenu par un nombre considérable de cartes représentant les lieux de résidence des justiciables, les lieux de criminalité rapportés, ainsi que plusieurs autres éléments spatiaux de la justice royale à Montréal.","abstract_html":"Depuis maintenant plus de deux décennies, les systèmes d’informations géographiques (SIG) ont fait leur introduction au sein des divers champs d’études historiques. Cet outil d’analyse géospatiale — certains chercheurs parlent même d’une nouvelle méthode d’analyse — a fortement changé le rapport des historiens à l’étude des espaces géographiques. Pourtant, le champ de l’histoire de la justice, un champ fondamentalement spatial, n’a pas connu la même effervescence pour l’étude de la spatialité que certaines disciplines voisines. 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