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Université de Sherbrooke

Boire en se fiant uniquement à sa perception de la soif vs. boire de façon ad libitum : quelles différences dans le volume et le patron de consommation de liquide lors d’un exercice prolongé à vélo ?

Abstract

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Présentement, les termes boire selon les perceptions de la soif et boire de façon ad libitum sont utilisés de façon interchangeable dans la littérature, mais devraient-ils l’être? Cette recherche a pour but d’examiner les différences dans la façon dont les athlètes consomment des liquides pendant l’exercice lorsqu’on leur demande de boire selon leurs perceptions de la soif ou de façon ad libitum. Utilisant un protocole croisé où les traitements ont été randomisés et contrebalancés, 10 hommes (27 ± 4 ans) ont parcouru 120 km (48 ± 4 % de la puissance maximale, à 33 °C, avec une humidité relative de 40 %) à deux reprises, tout en buvant de l’eau selon leurs perceptions de la soif ou de façon ad libitum. Les participants ont réalisé les parcours à vélo en 222 ± 11 min (p = 0,29). Bien que la perte de masse corporelle à la fin de l’exercice (3,1 ± 1,2 (soif) vs. 2,8 ± 0,8 % (ad libitum), p = 0,38) et le volume total d’eau consommé (2714 ± 933 (soif) vs. 2815 ± 718 mL (ad libitum), p = 0,65) étaient similaires entre les expérimentations, la perception de la soif avant chaque gorgée ainsi que le volume d’eau consommé par gorgée étaient significativement plus élevés dans la condition soif en comparaison de la condition ad libitum (p < 0,01 pour les deux paramètres), tandis que le nombre total de gorgées était significativement plus faible dans la condition soif que la condition ad libitum (p = 0,004). L’effort perçu, la température rectale et le rythme cardiaque étaient tous significativement plus élevés avec la soif que la consommation ad libitum de liquide (p < 0,01 pour les trois paramètres). Ces résultats démontrent que les deux stratégies d’hydratation sont associées à des patrons de consommation différents, mais maintiennent également l’équilibre hydrique pendant un effort prolongé. Bien que la régulation de la fréquence cardiaque, de la température rectale et de la perception de l’effort était différente entre les deux conditions, ces différences peuvent être considérées comme étant, d’un point de vue clinique et pratique, triviales. Les termes boire à la soif et boire ad libitum peuvent donc être utilisés de façon interchangeable pour guider la consommation de liquide pendant un exercice prolongé.

Degree

thesis:*
Name thesis:degree_name
M. Sc.
Level thesis:degree_level
Maîtrise
Discipline thesis:degree_discipline
Sciences de l'activité physique
Grantor dc:publisher
Université de Sherbrooke
Year dc:date.issued
2022

Author and committee

dc:creator, dc:contributor.*
Author dc:creator
  • Claveau, Pascale
Advisor dc:contributor.advisor
  • Goulet, Éric

Subjects

dc:subject × 6

Rights

Language dc:language.iso
fr, en

Identifiers

dc:identifier.*
Handle dc:identifier.uri
http://hdl.handle.net/11143/19164
OAI identifier oai:identifier
oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/19164

Chain of custody

source
Harvested from
Université de Sherbrooke
Base URL
usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request
Last updated
2026-07-27
Source record
OAI-PMH GetRecord
citation

Claveau, Pascale. Boire en se fiant uniquement à sa perception de la soif vs. boire de façon ad libitum : quelles différences dans le volume et le patron de consommation de liquide lors d’un exercice prolongé à vélo ?. Maîtrise thesis, Université de Sherbrooke, 2022. http://hdl.handle.net/11143/19164