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Elle peut résulter d’un engagement volontaire de la part des entreprises ou plutôt du respect des lois et des normes en vigueur. Dans le second cas, bien qu’il existe des exigences minimales à respecter en termes de conservation de la biodiversité, ces obligations ne suffisent pas pour réduire la perte des espèces vivantes et des écosystèmes. L’aspect volontaire de la RSE est donc étudié plus en profondeur en vue d’encourager les entreprises à aller au-delà du cadre légal pour contribuer à la conservation de la biodiversité. L’analyse de sept moyens de conservation de la biodiversité démontre que leur intégration à la stratégie commerciale permet de répondre à divers enjeux transversaux, économiques, sociaux et environnementaux. Plus particulièrement, pour les petites et moyennes entreprises, modifier les pratiques commerciales est le moyen le plus pertinent. Pour ce qui est des grandes compagnies, ce sont souscrire à des normes et référentiels, obtenir des certifications et devenir membres de tables rondes liées aux pratiques commerciales, et modifier les pratiques commerciales. Cet essai permet de conclure que la taille des entreprises est le critère déterminant qui dicte les moyens de conservation de la biodiversité à favoriser selon le contexte, tandis que le secteur d’activités est moins influent. Parmi les recommandations présentées pour assurer l’intégration des moyens au sein des entreprises, il y a, notamment, l’implication des employés, l’inclusion de la biodiversité comme sujet au sein des formations et des programmes en administration des affaires, ainsi que la mise en place de modalités financières par le gouvernement du Québec. Des suggestions pour améliorer l’efficacité des moyens de conservation de la biodiversité et le cadre légal sont également proposées.","abstract_html":"L’objectif principal de cet essai est de recenser et classifier les différents moyens de conservation de la biodiversité à la disposition des entreprises au Québec en dehors du cadre légal afin de mieux cerner leur portée théorique selon le type d’entreprise. Étant des citoyens corporatifs, les entreprises ont une responsabilité envers la société, laquelle est communément appelée responsabilité sociale d’entreprise. Elle peut résulter d’un engagement volontaire de la part des entreprises ou plutôt du respect des lois et des normes en vigueur. Dans le second cas, bien qu’il existe des exigences minimales à respecter en termes de conservation de la biodiversité, ces obligations ne suffisent pas pour réduire la perte des espèces vivantes et des écosystèmes. 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