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Diverses solutions visant à contrer la problématique d’insécurité alimentaire gagnent du terrain. Elles s’inscrivent dans deux paradigmes technologiques distincts, soient les hightech et les lowtech. Dans le premier cas, une des alternatives proposées réside dans l’essor des fermes verticales, où l’objectif est d’assurer une production soutenue par le recours aux technologies permettant un contrôle paramétré de la production et un usage restreint de ressources. Dans le spectre des lowtech, l’agroécologie apparaît comme une pratique visant la gestion écologique et sociale des espaces cultivés via l’application de techniques reposant sur les processus opérant naturellement dans les écosystèmes. Le modèle de développement sur lequel les sociétés dominantes actuelles reposent, induit une résolution de problèmes permettant très difficilement d’atteindre les couches systémiques profondes d’un réel développement durable. L’objectif de cet essai est alors de démontrer le niveau de réponse de ces deux options quant à leur capacité à faire face durablement aux défis alimentaires. Pour ce faire, une analyse critique réalisée en deux temps permet de répondre à l’objectif. On tente d’abord d’évaluer si les fermes verticales et l’agroécologie peuvent répondre aux symptômes visibles de la problématique, soit ceux rattachés aux défis alimentaires. Se limiter à cette seule perspective pourrait toutefois conduire à la répétition des mécanismes de résolution de problème du développement actuel. C’est pourquoi on veille ensuite à confronter les significations ressortant du premier niveau d’analyse à une approche systémique. Il en a été conclu que le type de fermes verticales étudié dans le cadre de ce travail, les Farmscrapers, ne répond pas durablement aux défis alimentaires. Les bénéfices qui y sont promis sont trop insuffisants pour justifier les impacts d’une telle artificialisation. Inversement, l’agroécologie répond durablement à ces défis puisque son caractère holistique en fait une alternative naturellement adaptée aux causes systémiques de la problématique. Le recours ponctuel aux fermes verticales, moyennant plusieurs ajustements, arrimé à un déploiement massif et intégré de l’agroécologie permettrait d’assurer la sécurité alimentaire mondiale de façon systémique et durable. L’agriculture pourrait-elle devenir le vecteur d’une transition plus large permettant à l’humanité de s’inscrire dans un mode de développement permacole?","abstract_html":"La sécurité alimentaire mondiale, compromise par le système agricole dominant, préoccupe de plus en plus. Les cinq défis alimentaires de la FAO exposent les symptômes sur lesquels les solutions devront se pencher. 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