{"id":{"repo_id":"sherbrooke","oai_identifier":"oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/17132"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/sherbrooke/oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/17132","repository":{"repo_id":"sherbrooke","name":"Université de Sherbrooke","base_url":"https://usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Exposition de l’hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor) aux pesticides agricoles dans le Sud du Québec","abstract":"L’agriculture façonne le monde entier et évolue selon la demande provenant des humains. À ce titre, les techniques agricoles se sont développées pour augmenter le rendement des terres et accroître les profits. L’agriculture s’est ainsi intensifiée et la monoculture est devenue un modèle de succès. La machinerie lourde, les engrais chimiques et les pesticides synthétiques sont devenus essentiels à ce type de production. Malheureusement, les cultures uniformes sur de grandes surfaces favorisent la colonisation et la prolifération des pathogènes, des plantes nuisibles et des ravageurs qui peuvent causer de lourdes pertes aux cultivateurs. L’agriculture moderne a recours à une vaste gamme de pesticides pour lutter contre ce problème. Les pesticides sont utilisés en grande quantité à travers le monde et risquent ainsi d’affecter la biodiversité, l’environnement, et même la santé humaine. Plusieurs études ont montré que l’intensification agricole a des effets néfastes sur la faune aviaire et principalement sur les insectivores aériens, lesquels connaissent un déclin important parmi plusieurs de leurs populations. Une cause probable de ces déclins serait liée à la contamination et à la diminution de leurs ressources alimentaires étant associées à l’utilisation de pesticides. Le but de cette étude était donc de déterminer si les pesticides agricoles se retrouvent dans les proies (diptères) de l'Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor), et si cette contamination est associée à la disponibilité des proies le long d’un gradient agricole au Sud du Québec. Les mesures de contamination étaient basées sur les pesticides trouvés dans les boli alimentaires livrés aux oisillons nés sur les 40 fermes composant mon système d’étude entre 2013 et 2016. Un total de 45 pesticides sur une liste de 54 ont ainsi été détectés au sein des boli alimentaires qui pouvaient d’ailleurs contenir plus d’un pesticide. Les six pesticides les plus détectés incluaient les herbicides atrazine, métolachlore et imazéthapyr, ainsi que des insecticides de la famille des néonicotinoïdes : la clothianidine, le thiaclopride et le thiaméthoxame. La fréquence de détection de pesticides augmentait avec le couvert relatif en cultures de maïs, de soya et des céréales, mais n’était pas affectée par les cultures de fourrages. Ces résultats montrent donc que la contamination en pesticides des proies des hirondelles est plus importante dans les zones cultivées intensivement. Le niveau de contamination (le nombre de détections de pesticides par bolus récolté) a été utilisé à titre d’indice de contamination environnementale des fermes et, contrairement à ce qui était attendu, aucune influence de cet indice sur la biomasse en diptères n’a été observée. Je n’ai donc pas pu montrer un effet trophique causé par les pesticides sur la base de cet indice de contamination qui était somme toute grossier. Cette première étape mérite néanmoins d’être poursuivie à l’aide d’un indice de contamination plus réaliste et précis. Au final, mon étude montre que l’alimentation des Hirondelle bicolore est contaminée par plusieurs pesticides et que ces oiseaux sont donc potentiellement sujets à des effets toxicologiques de types cocktails, et ce, principalement dans les zones dominées par les cultures intensives. Ces résultats supportent la possibilité que le déclin de plusieurs populations d’hirondelles résulte, du moins en partie, de leur exposition à des pesticides agricoles.","abstract_html":"L’agriculture façonne le monde entier et évolue selon la demande provenant des humains. À ce titre, les techniques agricoles se sont développées pour augmenter le rendement des terres et accroître les profits. L’agriculture s’est ainsi intensifiée et la monoculture est devenue un modèle de succès. La machinerie lourde, les engrais chimiques et les pesticides synthétiques sont devenus essentiels à ce type de production. 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Plusieurs études ont montré que l’intensification agricole a des effets néfastes sur la faune aviaire et principalement sur les insectivores aériens, lesquels connaissent un déclin important parmi plusieurs de leurs populations. Une cause probable de ces déclins serait liée à la contamination et à la diminution de leurs ressources alimentaires étant associées à l’utilisation de pesticides. Le but de cette étude était donc de déterminer si les pesticides agricoles se retrouvent dans les proies (diptères) de l'Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor), et si cette contamination est associée à la disponibilité des proies le long d’un gradient agricole au Sud du Québec. Les mesures de contamination étaient basées sur les pesticides trouvés dans les boli alimentaires livrés aux oisillons nés sur les 40 fermes composant mon système d’étude entre 2013 et 2016. 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