{"id":{"repo_id":"sherbrooke","oai_identifier":"oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/15523"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/sherbrooke/oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/15523","repository":{"repo_id":"sherbrooke","name":"Université de Sherbrooke","base_url":"https://usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Caractérisation génotypique et phénotypique d’isolats de Xanthomonas hortorum pv. vitians causant la tache bactérienne de la laitue au Canada","abstract":"Au Canada, la culture de la laitue (Lactica sativa L.) demeure depuis des années un marché très lucratif parmi les autres types de cultures. Étant un légume feuille, tous facteurs biotiques et abiotiques affectant l’aspect, la quantité et la taille des feuilles d’une laitue peuvent compromettre sa valeur marchande. Parmi ces facteurs, les maladies d’origine bactérienne demeurent un enjeu important autant pour les producteurs que pour la communauté scientifique, car la laitue est très sensible à plusieurs produits phytosanitaires. Les pesticides à base de cuivre causent généralement des dommages phytotoxiques aux plants, rendant les traitements contre les agents pathogènes bactériens très difficiles. C’est en effet le cas pour la maladie de la tache bactérienne de la laitue, causée par Xanthomonas hortorum pv. vitians. En 2017, un premier pesticide fut homologué contre cet agent pathogène. Toutefois, l’usage continu du même pesticide peut mener à des cas de résistance, et les traitements chimiques sur la partie consommable du légume demeurent une préoccupation pour le consommateur. Afin de réduire l’incidence de cette maladie, l’alternative la plus prometteuse reste le développement de cultivars tolérants. Par contre, afin de permettre de bien tester la tolérance face à la maladie des nouveaux cultivars développés, une bonne connaissance de la diversité de l’agent pathogène est primordiale. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche était de procéder à une caractérisation génotypique et phénotypique de plusieurs isolats de X. hortorum pv. vitians recueillis dans la principale région productrice de laitue au Canada, d’identifier et de distinguer les pathotypes présents et enfin, de fournir des outils diagnostiques permettant la détection de ces pathotypes, à partir de cultures pures, en utilisant des techniques de qPCR. La réception hebdomadaire d’échantillons de laitues symptomatiques durant les saisons estivales de 2014 à 2017 a supporté la création d’une importante collection d’isolats de X. hortorum pv. vitians purifiés à partir de laitues provenant d’une dizaine de producteurs de la région de la Montérégie. L’extraction de tissus végétaux infectés, la macération dans une solution saline, une sonication et l’étalement sur milieu de culture solide a permis de purifier 694 isolats qui ont tous pu être associés au pathovar vitians par amplification PCR et séquençage Sanger de quatre gènes constitutifs. L’inoculation par aspersion de trois cultivars de laitue, classés sensible (Paris Island Cos), intermédiaire (Romora) ou tolérant (Little Gem) à la tache bactérienne, suivie d’une évaluation rigoureuse des symptômes ont permis l’identification de six pathotypes de X. hortorum pv. vitians présents dans la zone de production de laitue de la Montérégie. Ces pathotypes montrent des profils différents de pouvoir pathogène sur les cultivars testés, dont la majorité ne cause pas de symptômes sur le cultivar tolérant. De plus, deux traits phénotypiques ont été étudiés in vitro afin de distinguer les pathotypes. La sécrétion d’un exopolysaccharide, le xanthane, et la production d’un pigment jaune, la xanthomonadine, ont été caractérisées pour plusieurs isolats appartenant aux différents pathotypes. Bien que des taux de sécrétion variables entre pathotypes aient été observés pour chacun des traits phénotypiques étudiés, les résultats semblent indiquer que la caractérisation des productions in vitro de xanthane et de xanthomonadine ne constituerait pas un moyen adéquat pour distinguer ces pathotypes. Afin de caractériser plus en profondeur les pathotypes, des techniques de séquençage de nouvelle génération ont été employés afin de séquencer plusieurs isolats appartenant aux divers pathotypes. Ce séquençage a permis d’identifier plusieurs éléments, tels que du polymorphisme nucléotidique, des délétions ou encore des régions ayant un nombre de copies variable au sein des génomes, pouvant être associés significativement au pouvoir pathogène observée sur le cultivar tolérant. Enfin, à l’aide de techniques de qPCR, ces éléments ont servi au développement d’outils permettant la détection, à partir de cultures pures, d’isolats de X. hortorum pv. vitians susceptibles de causer la maladie sur le cultivar tolérant. Les travaux effectués dans le cadre de ce projet ont permis d’identifier plusieurs pathotypes de X. hortorum pv. vitians, ainsi que le développement d’outils moléculaires permettant la détection de X. hortorum pv. vitians susceptible de causer des symptômes sur le cultivar tolérant à la maladie de la tache bactérienne de la laitue.","abstract_html":"Au Canada, la culture de la laitue (Lactica sativa L.) demeure depuis des années un marché très lucratif parmi les autres types de cultures. Étant un légume feuille, tous facteurs biotiques et abiotiques affectant l’aspect, la quantité et la taille des feuilles d’une laitue peuvent compromettre sa valeur marchande. 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Par contre, afin de permettre de bien tester la tolérance face à la maladie des nouveaux cultivars développés, une bonne connaissance de la diversité de l’agent pathogène est primordiale. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche était de procéder à une caractérisation génotypique et phénotypique de plusieurs isolats de X. hortorum pv. vitians recueillis dans la principale région productrice de laitue au Canada, d’identifier et de distinguer les pathotypes présents et enfin, de fournir des outils diagnostiques permettant la détection de ces pathotypes, à partir de cultures pures, en utilisant des techniques de qPCR. La réception hebdomadaire d’échantillons de laitues symptomatiques durant les saisons estivales de 2014 à 2017 a supporté la création d’une importante collection d’isolats de X. hortorum pv. vitians purifiés à partir de laitues provenant d’une dizaine de producteurs de la région de la Montérégie. 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Afin de réduire l’incidence de cette maladie, l’alternative la plus prometteuse reste le développement de cultivars tolérants. Par contre, afin de permettre de bien tester la tolérance face à la maladie des nouveaux cultivars développés, une bonne connaissance de la diversité de l’agent pathogène est primordiale. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche était de procéder à une caractérisation génotypique et phénotypique de plusieurs isolats de X. hortorum pv. vitians recueillis dans la principale région productrice de laitue au Canada, d’identifier et de distinguer les pathotypes présents et enfin, de fournir des outils diagnostiques permettant la détection de ces pathotypes, à partir de cultures pures, en utilisant des techniques de qPCR. La réception hebdomadaire d’échantillons de laitues symptomatiques durant les saisons estivales de 2014 à 2017 a supporté la création d’une importante collection d’isolats de X. hortorum pv. vitians purifiés à partir de laitues provenant d’une dizaine de producteurs de la région de la Montérégie. L’extraction de tissus végétaux infectés, la macération dans une solution saline, une sonication et l’étalement sur milieu de culture solide a permis de purifier 694 isolats qui ont tous pu être associés au pathovar vitians par amplification PCR et séquençage Sanger de quatre gènes constitutifs. L’inoculation par aspersion de trois cultivars de laitue, classés sensible (Paris Island Cos), intermédiaire (Romora) ou tolérant (Little Gem) à la tache bactérienne, suivie d’une évaluation rigoureuse des symptômes ont permis l’identification de six pathotypes de X. hortorum pv. vitians présents dans la zone de production de laitue de la Montérégie. Ces pathotypes montrent des profils différents de pouvoir pathogène sur les cultivars testés, dont la majorité ne cause pas de symptômes sur le cultivar tolérant. De plus, deux traits phénotypiques ont été étudiés in vitro afin de distinguer les pathotypes. La sécrétion d’un exopolysaccharide, le xanthane, et la production d’un pigment jaune, la xanthomonadine, ont été caractérisées pour plusieurs isolats appartenant aux différents pathotypes. Bien que des taux de sécrétion variables entre pathotypes aient été observés pour chacun des traits phénotypiques étudiés, les résultats semblent indiquer que la caractérisation des productions in vitro de xanthane et de xanthomonadine ne constituerait pas un moyen adéquat pour distinguer ces pathotypes. Afin de caractériser plus en profondeur les pathotypes, des techniques de séquençage de nouvelle génération ont été employés afin de séquencer plusieurs isolats appartenant aux divers pathotypes. 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Afin de réduire l’incidence de cette maladie, l’alternative la plus prometteuse reste le développement de cultivars tolérants. Par contre, afin de permettre de bien tester la tolérance face à la maladie des nouveaux cultivars développés, une bonne connaissance de la diversité de l’agent pathogène est primordiale. Ainsi, l’objectif de ce projet de recherche était de procéder à une caractérisation génotypique et phénotypique de plusieurs isolats de X. hortorum pv. vitians recueillis dans la principale région productrice de laitue au Canada, d’identifier et de distinguer les pathotypes présents et enfin, de fournir des outils diagnostiques permettant la détection de ces pathotypes, à partir de cultures pures, en utilisant des techniques de qPCR. 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Ce séquençage a permis d’identifier plusieurs éléments, tels que du polymorphisme nucléotidique, des délétions ou encore des régions ayant un nombre de copies variable au sein des génomes, pouvant être associés significativement au pouvoir pathogène observée sur le cultivar tolérant. Enfin, à l’aide de techniques de qPCR, ces éléments ont servi au développement d’outils permettant la détection, à partir de cultures pures, d’isolats de X. hortorum pv. vitians susceptibles de causer la maladie sur le cultivar tolérant. 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