{"id":{"repo_id":"sherbrooke","oai_identifier":"oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/15033"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/sherbrooke/oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/15033","repository":{"repo_id":"sherbrooke","name":"Université de Sherbrooke","base_url":"https://usherbrooke.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Intégration de données in vitro sur la biodisponibilité des contaminants associés aux poussières dans les analyses de risques pour la santé humaine dans un contexte minier","abstract":"L’objectif de cet essai est de proposer une façon d’intégrer des données in vitro sur la biodisponibilité de contaminants associés aux poussières dans les analyses de risques pour la santé humaine, et ce dans un contexte minier. L’industrie minière a parfois mauvaise presse et fait face à de nombreux défis environnementaux. Un de ces défis est l’acceptation sociale en ce qui a trait aux émissions de poussières de différents projets miniers. Dans le cadre d’évaluation des impacts, les compagnies minières doivent procéder à des analyses des risques toxicologiques afin d’estimer l’effet des poussières (qui sont ou seront émises dans le cadre de projets actuels ou futurs) sur la santé des populations qui seront exposées à celles-ci. L’industrie minière québécoise est assujettie à plusieurs lois et règlements, dont la Loi sur la Qualité de l’environnement (LQE). Dans le cas des projets assujettis, une étude d’impact environnemental doit être fournie. Il est parfois nécessaire, dans le cadre de cette étude, d’évaluer les risques encourus par la population en ce qui concerne les poussières atmosphériques. Afin de comprendre comment se comportent les poussières dans l’atmosphère et chez l’humain, il est important de bien définir les propriétés physico-chimiques de celles-ci (granulométrie, composition chimique, durée de suspension, etc.). Les différentes propriétés des matières particulaires permettront de prévoir comment celles-ci vont se comporter dans l’atmosphère et au sein du corps humain. De plus, les propriétés des particules émises dans le cadre d’un projet minier vont varier selon l’étape du cycle minier du projet. Il est donc important de comprendre comment le projet évoluera dans le temps afin d’évaluer l’impact du projet à court et long terme. Il existe trois voies d’exposition par lesquelles un contaminant peut pénétrer le corps humain : (1) par ingestion, (2) par inhalation et (3) par contact dermique. Cet essai se penche plus spécifiquement sur l’exposition aux matières particulaires par inhalation. Des protocoles de laboratoire ont été établis pour évaluer la bioaccessibilité des contaminants suite à l’ingestion de poussières, mais beaucoup d’incertitude demeure en ce qui concerne l’inhalation. La taille des particules influe directement sur l’endroit au sein du système respiratoire où celles-ci vont se déposer. Les particules de plus grande taille vont se déposer dans la partie supérieure du système respiratoire (voies aériennes supérieures) tandis que les particules de plus petite traille vont pénétrer plus profondément (voies aériennes inférieures). Les particules vont donc être exposées à des conditions différentes au sein du système respiratoire. Plusieurs approches sont actuellement utilisées en laboratoire pour estimer la dose de contaminants à laquelle la population est exposée. Ces approches permettent d’estimer quelle fraction de chaque contaminant sera transférée au sein des différents fluides et des différents organes humains, aussi appelée la fraction biodisponible. Les essais in vivo sont toutefois coûteux et demandent de grandes ressources. Une des alternatives aux tests sur les animaux sont les tests in vitro. Dans le cadre de ces tests, des conditions simulant l’environnement physico-chimique des poumons humains sont créées en laboratoire pour estimer la quantité de contaminants solubilisables dans des fluides pulmonaires et donc potentiellement absorbés par cette voie. La fraction dissoute dans ces fluides synthétiques équivaut à la fraction bioaccessible pulmonaire. Il n’y a pour l’instant pas de consensus au sein de la communauté scientifique en ce qui concerne le protocole pour établir la fraction bioaccessible des différents composés. Différents paramètres très importants tels que la méthode d’échantillonnage, la taille des particules étudiées, la composition des fluides, la durée de l’extraction, le ratio solide/liquide, la température et l’agitation entre autres varient d’une étude à l’autre. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose des lignes directrices en ce qui a trait aux analyses de risques toxicologiques au Québec. La procédure comprend quatre grandes étapes soit : 1. Identification du danger; 2. Caractérisation toxicologique; 3. Estimation de l’exposition; 4. Estimation du risque. Différentes équations permettent d’estimer la dose d’exposition de chaque contaminant. Dans le cadre de cet essai, une équation est présentée afin de combiner les fractions bioaccessibles pour différentes tailles de particules. Au lieu d’utiliser la concentration totale d’un contaminant dans l’atmosphère tel que recommandé afin d’utiliser une approche de type « pire scénario », il serait approprié d’estimer la bioaccessibilité de ce contaminant chez l’humain. Pour ce faire, des essais en laboratoire pourraient être effectués sur différents groupes de tailles de particules. Des fractions bioaccessibles pourraient être définies pour les différents groupes de tailles. L’équation suivante permettrait d’estimer une concentration bioaccessible totale pour un contaminant (Ci) pouvant être intégrée dans les calculs d’estimation de la dose d’exposition proposés par l’INSPQ. Ci=ΣMPMi x CPMi x BFi / MTOTAL BFi = Bioaccessibilité du contaminant évalué pour une fraction i(%) CPMi = Concentration du contaminant de la fraction granulométrique i dans l’air échantillonné (µg/m3) MPMi= Masse de la fraction i au sein de l’échantillon analysé (mg) Mtotal = Masse totale de l’échantillon analysé (mg) En intégrant les valeurs de bioaccessibilité dans le cadre d’analyse de risque toxicologique, le risque estimé sera plus près de la réalité. Le raffinement des approches en matière d’inhalation de poussières permettra aux décideurs d’avoir un instrument de mesure plus précis, leur permettant de faire des choix plus éclairés.","abstract_html":"L’objectif de cet essai est de proposer une façon d’intégrer des données in vitro sur la biodisponibilité de contaminants associés aux poussières dans les analyses de risques pour la santé humaine, et ce dans un contexte minier. L’industrie minière a parfois mauvaise presse et fait face à de nombreux défis environnementaux. Un de ces défis est l’acceptation sociale en ce qui a trait aux émissions de poussières de différents projets miniers. Dans le cadre d’évaluation des impacts, les compagnies minières doivent procéder à des analyses des risques toxicologiques afin d’estimer l’effet des poussières (qui sont ou seront émises dans le cadre de projets actuels ou futurs) sur la santé des populations qui seront exposées à celles-ci. 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L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose des lignes directrices en ce qui a trait aux analyses de risques toxicologiques au Québec. La procédure comprend quatre grandes étapes soit : 1. Identification du danger; 2. Caractérisation toxicologique; 3. Estimation de l’exposition; 4. Estimation du risque. Différentes équations permettent d’estimer la dose d’exposition de chaque contaminant. Dans le cadre de cet essai, une équation est présentée afin de combiner les fractions bioaccessibles pour différentes tailles de particules. Au lieu d’utiliser la concentration totale d’un contaminant dans l’atmosphère tel que recommandé afin d’utiliser une approche de type « pire scénario », il serait approprié d’estimer la bioaccessibilité de ce contaminant chez l’humain. Pour ce faire, des essais en laboratoire pourraient être effectués sur différents groupes de tailles de particules. Des fractions bioaccessibles pourraient être définies pour les différents groupes de tailles. 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Afin de comprendre comment se comportent les poussières dans l’atmosphère et chez l’humain, il est important de bien définir les propriétés physico-chimiques de celles-ci (granulométrie, composition chimique, durée de suspension, etc.). Les différentes propriétés des matières particulaires permettront de prévoir comment celles-ci vont se comporter dans l’atmosphère et au sein du corps humain. De plus, les propriétés des particules émises dans le cadre d’un projet minier vont varier selon l’étape du cycle minier du projet. Il est donc important de comprendre comment le projet évoluera dans le temps afin d’évaluer l’impact du projet à court et long terme. Il existe trois voies d’exposition par lesquelles un contaminant peut pénétrer le corps humain : (1) par ingestion, (2) par inhalation et (3) par contact dermique. Cet essai se penche plus spécifiquement sur l’exposition aux matières particulaires par inhalation. 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Les essais in vivo sont toutefois coûteux et demandent de grandes ressources. Une des alternatives aux tests sur les animaux sont les tests in vitro. Dans le cadre de ces tests, des conditions simulant l’environnement physico-chimique des poumons humains sont créées en laboratoire pour estimer la quantité de contaminants solubilisables dans des fluides pulmonaires et donc potentiellement absorbés par cette voie. La fraction dissoute dans ces fluides synthétiques équivaut à la fraction bioaccessible pulmonaire. Il n’y a pour l’instant pas de consensus au sein de la communauté scientifique en ce qui concerne le protocole pour établir la fraction bioaccessible des différents composés. Différents paramètres très importants tels que la méthode d’échantillonnage, la taille des particules étudiées, la composition des fluides, la durée de l’extraction, le ratio solide/liquide, la température et l’agitation entre autres varient d’une étude à l’autre. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose des lignes directrices en ce qui a trait aux analyses de risques toxicologiques au Québec. La procédure comprend quatre grandes étapes soit : 1. Identification du danger; 2. Caractérisation toxicologique; 3. Estimation de l’exposition; 4. Estimation du risque. Différentes équations permettent d’estimer la dose d’exposition de chaque contaminant. Dans le cadre de cet essai, une équation est présentée afin de combiner les fractions bioaccessibles pour différentes tailles de particules. Au lieu d’utiliser la concentration totale d’un contaminant dans l’atmosphère tel que recommandé afin d’utiliser une approche de type « pire scénario », il serait approprié d’estimer la bioaccessibilité de ce contaminant chez l’humain. Pour ce faire, des essais en laboratoire pourraient être effectués sur différents groupes de tailles de particules. Des fractions bioaccessibles pourraient être définies pour les différents groupes de tailles. 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