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Mais bien avant d'en arriver à présenter les \"avantages\" de cette participation des citoyens à la gestion et au développement des organisations de services, nous nous attarderons d'abord à rappeler cette évolution de la société québécoise, qui offre du reste peu d'exemples, ou quelques décennies auront suffi pour que, d'une société pratiquement sans classe, quasi exclusivement composée de producteurs agricoles, on se retrouve au sein d'une société non plus de type libéral mais technocratique où les artisans du savoir, bien plus que de l'avoir, se retrouvent à sa tête. Nous verrons alors les caractéristiques, les configurations de ce \"modèle\" technocratique. Nous dégagerons les conséquences et les résultats prévisibles et observables de cette évolution, aussi bien au niveau macro que microanalytique, en particulier au niveau des organisations, notamment dans le secteur des services sociaux. Nous verrons ensuite comment les nouveaux détenteurs du pouvoir seront parvenus à déterminer, outre la définition, les mécanismes et le vécu de la participation des usagers à la gestion et au développement des établissements de santé et de services sociaux. Ainsi pourrons-nous à tout le moins dégager l'hypothèse, si nous ne parvenons pas à la démontrer de façon absolue, que la participation des usagers, inscrite au chapitre des premiers objectifs de la réforme de la santé et des services sociaux, n'aura tout compte fait servi que le maintien de ce pouvoir technocratique.","abstract_html":"Notre intention, indiquons-la déjà, est de faire apparaître que la participation des citoyens au développement des pratiques et à la gestion des services sociaux favoriserait, si elle était étendue et si nous en respections les conditions d&#x27;implantation, le développement d&#x27;une société démocratique et du même coup constituerait une alternative au développement actuel de la société québécoise qui se fait, depuis une décennie en particulier, dans le sens du développement d&#x27;une société technocratique. 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