Université de Sherbrooke
Contribution du cortex visuel primaire dans l'élaboration des réponses visuelles des cellules de la zone striato-récipiente du complexe latéral postérieur-pulvinar.
Abstract
dc:description.abstractÀ chaque moment, nous analysons une quantité faramineuse d'informations visuelles à l'aide de deux grandes voies visuelles anatomiquement distinctes, s'occupant de la vision focale (le "Quoi") et périphérique (le "Où"). Le complexe latéral postérieur-pulvinar, vaste structure thalamique, permettrait de faire le lien entre ces deux systèmes. L'intérêt envers cette région cérébrale est relativement récent et nous ne savons que très peu de chose sur son rôle exact dans la fonction visuelle. Cette zone thalamique peut être subdivisée en trois régions majeures soit le pulvinar et les parties médiane (LPm) et latérale (LPI) du noyau latéral postérieur, chaque subdivision ayant des propriétés qui lui est propre. Bien que ces zones établissent des connections réciproques avec toutes les aires corticales, la partie latérale (noyau LPI) est la seule à recevoir des projections du cortex visuel primaire (aire 17) et est d'ailleurs considérée comme la zone striato-récipiente du complexe. Au cours de cette étude nous avons déterminer la nature et l'importance physiologique des projections du cortex strié qui atteignent les cellules LPI. Le protocole utilisé consistait à enregistrer l'activité visuelle évoquée des cellules LPI avant, pendant et après l'inactivation cryogénique du cortex. Dans un premier temps, nous avons mis au point la technique d'inactivation par le froid. Dans un second temps, nous avons utilisé cette technique pour étudier la contribution de l'aire 17 dans la physiologie visuelle des cellules LPI. Sur un total de 74 cellules du LPI dont les propriétés avaient été caractérisées, nous avons pu tester l'influence corticale pour 33 d'entre elles. Nos résultats démontrent qu'environ 40% de ces cellules ont été affectées par le refroidissement du cortex visuel primaire. L'effet généralement rencontré a été une diminution de l'amplitude des réponses. Ces modifications de l'amplitude des courbes d'accord à l'orientation et aux fréquences spatiales étaient parfois accompagnées d'un changement du degré de sélectivité (bande passante). Toutefois, le degré de sélectivité à la direction n'a jamais été modifié. Nos résultats indiquent que l'activité d'une partie de la population cellulaire du LPI est dépendante de l'activité corticale. L'aire 17 semble exercer une action principalement facilitatrice. L'input de l'aire 17 n'apparaît toutefois pas être indispensable à l'élaboration des cartes visuelles du LPI. Nos données ne supportent pas l'hypothèse selon laquelle le LPI servirait strictement à relayer l'information géniculo-striée vers les aires extra-striées.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- M. Sc.
- Level thesis:degree_level
- Maîtrise
- Discipline thesis:degree_discipline
- Physiologie
- Grantor dc:publisher
- Université de Sherbrooke
- Year dc:date.issued
- 1995
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Savard, Tony
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- [non identifié]
Rights
- Language dc:language.iso
- fr
Identifiers
dc:identifier.*- Handle dc:identifier.uri
- http://hdl.handle.net/11143/13754
- OAI identifier oai:identifier
- oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/13754