Université de Sherbrooke
Analyse du cycle de vie et recommandations concernant la valorisation des pales d’éoliennes dans l’Est-du-Québec
Abstract
dc:description.abstractL’objectif principal de ce projet final de maîtrise est d’évaluer le portrait environnemental en lien avec le recyclage des pales d’éoliennes dans l’Est-du-Québec. Plus précisément, elle vise à mesurer la performance environnementale de différents scénarios de traitement en fin de vie, à évaluer si les distances de transport influencent de manière significative leurs performances environnementales et à proposer des recommandations pour la mise en valeur des pales. Un portrait de l’industrie éolienne de l’Est-du-Québec démontre le besoin de gérer plus de 20 000 tonnes de pales, soit le volume estimé présentement en service et qui devra être traité dans un horizon de 20 à 25 ans. L’état des connaissances permet de recenser les principales techniques de traitement. Les pales actuelles sont composées en majorité de fibre de verre. La plupart des procédés ne sont pas matures technologiquement et encore moins économiquement. La fibre de verre résiduelle ne possède aucune valeur commerciale en raison de la perte de propriétés mécaniques importantes qu’entraînent les procédés de traitement et d’une valeur calorifique sous les standards de l’industrie pour la récupération d’énergie. Pour ces raisons, bien que les pales ne soient pas l’élément avec le plus grand impact au niveau du cycle de vie d’une éolienne complète, la gestion de pales en fin de vie représente la plus grande incertitude. En 2018, les pales sont envoyées directement au lieu d’enfouissement technique le plus près. Dans le cadre de cette étude, trois scénarios sont élaborés pour faire l’objet d’une analyse du cycle de vie comparative. Il s’agit de l’enfouissement, de la valorisation dans le béton, sous la forme d’un agrégat fin substituant le sable, et l’incinération en cimenterie, en utilisant les pales comme carburant alternatif pour remplacer en partie le charbon. L’évaluation est faite avec le logiciel SimaPro et la méthode de calcul IMPACT 2002+. Les résultats montrent que le scénario de valorisation dans le béton est le plus bénéfique pour les catégories de dommages de la santé humaine et des changements climatiques. L’incinération en cimenterie limite le mieux l’épuisement des ressources. Les distances de transport sont un paramètre clé de l’étude. La distance maximale de transport pour avoir un bénéfice au niveau des changements climatiques par rapport à l’enfouissement est de 1696 kilomètres pour la valorisation dans le béton et de 906 kilomètres pour l’incinération en cimenterie. Les prochaines années pourraient voir des avancées technologiques dans le domaine du recyclage de la fibre de verre qui ne sont pas évaluées dans cette étude. Selon les résultats, il est recommandé de favoriser les méthodes de traitement avec le moins d’étapes possibles et qui substituent une matière avec un impact environnemental élevé.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- M. Env.
- Level thesis:degree_level
- Maîtrise
- Discipline thesis:degree_discipline
- Environnement et développement durable
- Grantor dc:publisher
- Université de Sherbrooke
- Year dc:date.issued
- 2018
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Bédard, Pierre-Olivier
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Ben Amor, Mourad
Subjects
dc:subject × 9Rights
- Licence dc:rights.uri
- Language dc:language.iso
- fr
Identifiers
dc:identifier.*- Handle dc:identifier.uri
- http://hdl.handle.net/11143/13586
- OAI identifier oai:identifier
- oai:usherbrooke.scholaris.ca:11143/13586