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Université de Moncton

«L'oeuvre d'art viendra ensuite» La parole du corps dans les cycles de l'absurde et de la révolte d'Albert Camus

Abstract

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"Très souvent négligé en littérature, le corps est l’un des fondements de l’écriture d’Albert Camus. Traduisant les douleurs et les bonheurs de ses personnages, la corporalité inscrit l’oeuvre d’Albert Camus dans la chair et l’expérience du vécu. Cette thèse étudie la corporalité dans les cycles de l’absurde (Le Mythe de Sisyphe, 1942 ; L’Étranger, 1942 ; Caligula, 1944 ; Le Malentendu, 1944) et de la révolte (La Peste, 1947 ; L’État de siège, 1948 ; Les Justes, 1949 ; L’Homme révolté, 1951). Envisageant le corps comme le principe de la création littéraire chez Camus, notre travail d’analyse est basé sur la dimension corporelle de la parole. En dépassant la dimension verbale de la parole, nous mettons l’accent sur la parole non verbale, les gestes, les silences. Nous nous intéressons au pouvoir de suggestion de la littérature, à sa capacité à cerner l’inconnu, l’indicible. Notre objet d’étude, la corporalité, a guidé nos choix au niveau théorique (théorie des figures, théorie des genres, théorie du cycle littéraire d’Anne Besson). Nous étudions d’abord la corporalité au niveau microstructural, c’est-à-dire au ras des phrases, dans les choix stylistiques de l’auteur. Nos chapitre I et III analysent minutieusement les réseaux complexes de figures de style liés à la corporalité afin de mieux comprendre les grandes thématiques de l’absurde et de la révolte. Cette thèse étudie également la corporalité niveau macrostructural, c’est-à-dire dans les genres littéraires qui composent son oeuvre (théories des genres) et dans les cycles littéraires (théorie du cycle d’Anne Besson) qui les rassemblent. Nos chapitres II et V portent ainsi sur les particularités génériques de l’oeuvre de Camus et cherchent dans la corporalité l’un des éléments qui assure la complémentarité de ses oeuvres. Nous montrons notamment comment la corporalité permet à Camus de penser les thématiques obsessionnelles de l’absurde et de la révolte (dans l’essai), de les donner à vivre à des personnages dans des espaces et des temporalités fictives (dans le roman) et de les incarner sur scène (dans le théâtre). Nos chapitres III et VI cherchent à mieux comprendre, en étudiant la corporalité, le fonctionnement des cycles littéraires de Camus. Plurigénériques et thématiques, ses cycles sont, par leur discontinuité, sans équivalents dans la littérature française. La corporalité nous permet de mieux comprendre les différents procédés (renvois et thématiques intervolumiques notamment) par lesquels Camus crée l’unité paradoxale de ses cycles. Nous nous intéressons également aux liens que tisse Camus entre ses cycles. Mots-clés : Albert Camus, corps, figures de style, personnages, genres, cycles, absurde, révolte. "--Sommaire.

Degree

thesis:*
Name thesis:degree_name
Doctorat en études littéraires
Level thesis:degree_level
3e
Grantor dc:publisher
Université de Moncton
Year dc:date.issued
2024

Author and committee

dc:creator, dc:contributor.*
Author dc:creator
  • Diarra, Daouda
Advisor dc:contributor.advisor
  • Décarie, David

Subjects

dc:subject × 5

Rights

dc:rights
Statement dc:rights
  • Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International
Language dc:language.iso
fr

Identifiers

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Handle dc:identifier.uri
https://hdl.handle.net/20.500.14658/8546
OAI identifier oai:identifier
oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/8546

Chain of custody

source
Harvested from
University de Moncton
Base URL
umoncton.scholaris.ca/server/oai/request
Last updated
2026-07-24
Source record
OAI-PMH GetRecord
citation

Diarra, Daouda. «L'oeuvre d'art viendra ensuite» La parole du corps dans les cycles de l'absurde et de la révolte d'Albert Camus. 3e thesis, Université de Moncton, 2024. https://hdl.handle.net/20.500.14658/8546