{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/8375"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/8375","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Pratiques langagières et bilinguisme dans la fonction publique fédérale: le cas d&apos;un milieu de travail bilingue en Acadie du Nouveau-Brunswick","abstract":"&quot;La présente thèse porte sur les pratiques langagières et le bilinguisme dans un milieu de travail bilingue de la fonction publique fédérale situé en Acadie du Nouveau-Brunswick. Plus concrètement, elle cherche à voir en quoi les représentations linguistiques peuvent avoir une influence sur les pratiques langagières des locuteurs et de quelles manières elles permettent de mieux comprendre la dynamique sociolinguistique de ce milieu. Elle cherche également à voir en quoi les représentations linguistiques peuvent contribuer à l&apos;aménagement linguistique. La thèse emprunte une démarche ethno-sociolinguistique qui accorde une priorité au terrain; elle a aussi, indirectement, des visées interventionnistes. Dans un premier temps, la thèse illustre que, dans ce milieu de travail bilingue (régi par la Loi sur les langues officielles du Canada), il y a distribution inégale des ressources linguistiques et matérielles. Ainsi, puisque ce sont les membres de la communauté minoritaire—les francophones—qui répondent le plus souvent aux exigences linguistiques bilingues des postes, ils y sont représentés en plus grand nombre que les anglophones. Toujours est-il que c&apos;est la langue des membres du groupe majoritaire, l&apos;anglais, qui demeure la principale langue de travail. En outre, l&apos;analyse des représentations linguistiques des participants révèle qu&apos;un certain nombre de francophones originaires du Sud-Est de la province éprouvent une insécurité linguistique liée non seulement à l&apos;existence du vernaculaire mais aussi aux contacts intenses avec l&apos;anglais. De façon plus générale, les francophones, peu importe leur région de provenance, estiment avoir régressé en français depuis leur arrivée au ministère, et bon nombre d&apos;entre eux disent aujourd&apos;hui préférer l&apos;anglais comme langue de travail. Parallèlement, il ressort de l&apos;analyse que la langue et le bilinguisme sont, dans ce milieu de travail, des ressources très convoitées. Puisqu&apos;elles sont inégalement distribuées, cependant, elles donnent lieu à des luttes et des tensions qui s&apos;articulent autour de la définition des compétences linguistiques, de l&apos;accès aux postes et de la formation linguistique, entre autres. L&apos;étude révèle également que ce sont les francophones qui, dans une très large mesure, portent le fardeau du bilinguisme. De plus, les résultats montrent que le français, même s&apos;il occupe peu de place comme langue de travail officielle à côté de l&apos;anglais, remplit tout de même d&apos;autres fonctions dans ce milieu de travail. Tous, cependant, ne s&apos;entendent pas sur la place qu&apos;il occupe, ce qui suscite certaines tensions et soulève des paradoxes et contradictions parfois difficiles à résoudre pour les francophones. Les résultats illustrent également que, dans ce milieu de travail, les choix de langue sont indissociables des rapports de pouvoir établis, d&apos;une part, et du territoire d&apos;implantation du ministère, d&apos;autre part. Enfin, la thèse fait ressortir les lacunes de la politique linguistique et des mesures prises en insistant sur les inégalités et les enjeux qui persistent pour la communauté minoritaire.&quot;--Résumé.","abstract_html":"&amp;quot;La présente thèse porte sur les pratiques langagières et le bilinguisme dans un milieu de travail bilingue de la fonction publique fédérale situé en Acadie du Nouveau-Brunswick. Plus concrètement, elle cherche à voir en quoi les représentations linguistiques peuvent avoir une influence sur les pratiques langagières des locuteurs et de quelles manières elles permettent de mieux comprendre la dynamique sociolinguistique de ce milieu. Elle cherche également à voir en quoi les représentations linguistiques peuvent contribuer à l&amp;apos;aménagement linguistique. La thèse emprunte une démarche ethno-sociolinguistique qui accorde une priorité au terrain; elle a aussi, indirectement, des visées interventionnistes. 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