{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7874"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7874","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"L&apos; effet de l&apos;identité ethnique et de l&apos;acculturation sur les préjugés chez les métis au Cap-Vert et au Canada","abstract":"Depuis plus de cinquante ans, les stéréotypes, les préjugés et la discrimination, surtout ceux entre blancs et noirs, ont fait l&apos;objet de plusieurs recherches (Stanger, 2009). Aujourd&apos;hui, des études sur différents groupes minoritaires deviennent de plus en plus courantes (Sibley &amp; Duchitt, 2008). Quoiqu&apos;il y a eu plusieurs recherches en psychologie culturelle et clinique chez les populations « biraciales » (ex. Berry, 1997; Collins, 2000; Markus &amp; Kitayama, 1998), il y a cependant eu peu d&apos;études en psychologie sociale qui portent sur les peuples métis en tant que groupe distinct. La réalité de plusieurs groupes métis a été liée à des problèmes d&apos;identité (voir Shih et Sanchez, 2005). Pourtant, dans certaines sociétés les métis se définissent ou sont définis comme un groupe « à part » avec des caractéristiques uniques qui ont leurs racines dans des sociétés distinctes (Kienetz, 1983). Selon Lussier (1978), ce qui rend les métis uniques c&apos;est le fait de pouvoir choisir de s&apos;identifier et même déplacer leur identité culturelle ou ethnique vers différents groupes de référence. Cette caractéristique réfère aussi à une autre particularité des métis qui est le fait d&apos;avoir des identités associées (Morin, 1990). Selon ce sociologue et philosophe, on aurait tous des identités multiples, identités qui sont généralement concentriques, par exemple l&apos;identité liée à notre classe sociale, à la religion, etc. Cependant, elles peuvent être aussi associées, comme est le cas de plusieurs métis ethniques et culturels, et peuvent amener les individus à vivre des ambiguités et des conflits. Certes comme toute autre culture, la culture métisse sera la cible de préjugés (Spilka, Hood, Hunsberger et Gorsuch, 2003) et, d&apos;autre part, elle devra choisir une forme ou une autre d&apos;acculturation (Donà et Berry, 1994). Le but de cette étude est d&apos;explorer la nature de l&apos;identité ethnique des métis et l&apos;influence de cette identité ethnique ainsi que leur niveau d&apos;acculturation, sur leurs préjugés envers les groupes de référence. Deux populations, une venant de l&apos;Afrique (Cap-Vert) et l&apos;autre du Canada, ont participé à cette étude. Les préjugés sont mesurés en utilisant le paradigme du racisme renversé (Stout, 2008) et des métastéréotypes (Vorauer, Hunter, Main &amp; Roy, 2000). L&apos;identité ethnique est mesurée par l&apos;entremise d&apos;une adaptation du Multigroup thnic Identity Measure (Phinney, 1992) et des échelles de valeurs tel que recommandé par son auteur et par une adaptation de l&apos;échelle d&apos;acculturation du professeur John Berry (Charest, 2002). Les pressions sociales sont mesurées en utilisant les échelles développées par les professeurs Martin Fishbein et Icek Azjen et adaptées par madame Brideau-Hachey (2006). Finalement la personnalité est mesurée par la version du Five Factor Model (FFM) de Lewis Goldberg et adaptée par madame Carroll (2006). Bref, on s&apos;attendait à ce que les métis manifesteront moins de préjugés envers leurs groupes de référence que les non métis et que ceux-ci puissent être expliqué par un nouveau modèle multifactoriel. Les résultats démontrent qu&apos;il n&apos;y a pas de différence entre ces deux groupes concernant les préjugés. Notre modèle qui englobe les variables identité ethnique, acculturation, personnalité et pression normative, explique de façon significative les préjugés liés aux conditions de vie, mais pas les préjugés ethnocentristes. Les nombreuses implications des résultats sont traitées dans la discussion.","abstract_html":"Depuis plus de cinquante ans, les stéréotypes, les préjugés et la discrimination, surtout ceux entre blancs et noirs, ont fait l&amp;apos;objet de plusieurs recherches (Stanger, 2009). Aujourd&amp;apos;hui, des études sur différents groupes minoritaires deviennent de plus en plus courantes (Sibley &amp;amp; Duchitt, 2008). Quoiqu&amp;apos;il y a eu plusieurs recherches en psychologie culturelle et clinique chez les populations « biraciales » (ex. 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Deux populations, une venant de l&apos;Afrique (Cap-Vert) et l&apos;autre du Canada, ont participé à cette étude. Les préjugés sont mesurés en utilisant le paradigme du racisme renversé (Stout, 2008) et des métastéréotypes (Vorauer, Hunter, Main &amp; Roy, 2000). L&apos;identité ethnique est mesurée par l&apos;entremise d&apos;une adaptation du Multigroup thnic Identity Measure (Phinney, 1992) et des échelles de valeurs tel que recommandé par son auteur et par une adaptation de l&apos;échelle d&apos;acculturation du professeur John Berry (Charest, 2002). Les pressions sociales sont mesurées en utilisant les échelles développées par les professeurs Martin Fishbein et Icek Azjen et adaptées par madame Brideau-Hachey (2006). Finalement la personnalité est mesurée par la version du Five Factor Model (FFM) de Lewis Goldberg et adaptée par madame Carroll (2006). 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Cette caractéristique réfère aussi à une autre particularité des métis qui est le fait d&apos;avoir des identités associées (Morin, 1990). Selon ce sociologue et philosophe, on aurait tous des identités multiples, identités qui sont généralement concentriques, par exemple l&apos;identité liée à notre classe sociale, à la religion, etc. Cependant, elles peuvent être aussi associées, comme est le cas de plusieurs métis ethniques et culturels, et peuvent amener les individus à vivre des ambiguités et des conflits. Certes comme toute autre culture, la culture métisse sera la cible de préjugés (Spilka, Hood, Hunsberger et Gorsuch, 2003) et, d&apos;autre part, elle devra choisir une forme ou une autre d&apos;acculturation (Donà et Berry, 1994). Le but de cette étude est d&apos;explorer la nature de l&apos;identité ethnique des métis et l&apos;influence de cette identité ethnique ainsi que leur niveau d&apos;acculturation, sur leurs préjugés envers les groupes de référence. 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