Université de Moncton
Biocontrôle du mildiou de la pomme de terre par pseudomonas fluorescens LBUM636 producteur d'acide phénazine-1-carboxylique
Abstract
dc:description.abstractLe mildiou est la maladie la plus importante chez la pomme de terre (Solanum tuberosum) et cause des pertes économiques considérables. Cette maladie est casuée par Phytophthora infestans, un oomycète. L'utilisation des pesticides présentement disponibles contre cet agent pathogène est de moins en moins efficace, et c'est pourquoi on cherche à développer des méthodes alternatives pour le contrôler. Le biocontrôle, qui implique l'utilisation de micro-organismes bénéfiques capables de protéger la plante contre le développement d'une maladie, constitue une avenue intéressante pour tenter de contrôler le mildiou. Deux principaux mécanismes peuvent mener au biocontrôle d'agents pathogènes, soient l'antibiose et la stimulation des mécanismes de résistance chez la plante. Dans le cadre de cette étude, une rhizobactérie d'intérêt en biocontrôle appartenant aux Pseudomonas sp. (souche LBUM636), isolée dans notre laboratoire, et productrice d'acide phénazine-1-carboxylique (PCA), un composé antimicrobien, a été étudiée pour sa capacité à contrôler le mildiou de la pomme de terre. Des tests de confrontations in vitro ont été réalisés pour déterminer si la LBUM636, incapable de produire le PCA (mutation au niveau du gêne biosynthétique phzC) a permis d'isoler l'effet du PCA dans cette antibiose et démontrer que le PCA est largement impliqué dans cette interaction. Deux types de tests in vivo, le premier utilisant des tubercules isolés, et le second utilisant des plats de pommes de terre cultivées en chambre de croissance en sol agricole, ont également été réalisés pour étudier à la fois l'antibiose et la stimulation des mécanismes de résistance par LBUM636 (de types sauvage et mutant) lorsque inoculés chez la pomme de terre. L'antibiose a été étudiée en observant si une réduction des symptômes du mildiou pouvait être observée sur des tubercules suite à l'application de lLBUM636 (de types sauvage et mutant) et aussi en quantifiant les populations de P. infestans dans la rhizosphère des plantes cultivées en chambre de croissance par méthode indépendante de la culture utilisation la réaction de polymérase en chaîne quantitative (qPCR) et ciblant un gène unique à P. infestans. Une altération transcriptionnelle de gênes clés témoignant d'une stimulation des mécanismes de défense chez la plante par LBUM636 (de types sauvage et mutant), a quant à elle été étudiée par rétrotranscription de l'ARN extrait des feuilles et des racines (expérience en chambre de croissance) et de tubercules (expérience en tubercules), couplée à la réation polymérase en châine quantitative (RT-qPCR). Enfin, le génome complet de LBUM636 a été séquencé et annoté afin d'identifier et de caractériser certains gênes qui sont potentiellement impliqués dans l'interaction entre cet organisme et P. infestans.--Résumé.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- Maîtrise ès sciences (biologie)
- Level thesis:degree_level
- 2e cycle
- Discipline thesis:degree_discipline
- Faculté des sciences
- Grantor dc:publisher
- Université de Moncton
- Year dc:date.issued
- 2016
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Morrison, Christopher
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Filion, Martin
Subjects
dc:subject × 5Rights
dc:rights- Statement dc:rights
-
- Author
- Language dc:language.iso
- iso639-2b, fre
Identifiers
dc:identifier.*- Identifier
- oclc: 976396126
- Dc Identifier Other
- umir:1624
- OAI identifier oai:identifier
- oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7563