{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7444"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7444","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Comprendre les expériences stigmatisantes de travailleuses du sexe du Nouveau-Brunswick vivant avec un problème de santé mentale et/ou qui consomment de l&apos;alcool ou des drogues","abstract":"Cette étude porte sur la stigmatisation à laquelle peuvent être exposées des travailleuses du sexe néo-brunswickoises qui vivent avec un problème de santé mentale et/ou de consommation d’alcool et de drogues. Le travail du sexe est un travail marginalisé qui fait l’objet de plusieurs formes de stigmatisation. Il est montré que les femmes qui travaillent dans cette industrie sont plus fréquemment stigmatisées que d’autres femmes qui travaillent dans le domaine du service à la clientèle (Benoit et al., 2015). Les travailleuses du sexe sont à risque de vivre des expériences de stigmatisations multiples comme être stigmatisées à la fois pour leur travail et pour leur habitude de consommation, d’où découle l’étiquette «crack whore» (Benoit et al., 2015). Cette recherche vise donc à comprendre comment s’inscrit la stigmatisation dans les expériences de travailleuses du sexe du Nouveau-Brunswick. Cette question a été explorée à la lumière de la théorie de l’intersectionnalité (Harper, Taïbi, Caron &amp; Leduc, 2012) et de deux concepts complémentaires : la stigmatisation (Goffman, 1963; Link &amp; Phelan, 2001) et la résistance quotidienne (Vinthagen &amp; Johansson, 2013). Une méthodologie qualitative a permis de rencontrer cinq femmes engagées dans différentes formes de travail du sexe en participant à un entretien semi-dirigé. Les résultats issus d’une analyse thématique révèlent que la stigmatisation publique et structurelle sont présentes dans le quotidien de ces femmes. Les femmes interviewées ont toutes dénoncé le regard social négatif qui existent envers le travail du sexe et donc, envers elles. Plusieurs manifestations de la stigmatisation sont soulignées dans les entretiens. Notamment, les regards dégradants d’autrui, l’invalidation de leurs expériences de vie et la normalisation de la violence à leur égard. Il est aussi mis en évidence que les femmes ont différentes réactions face à la stigmatisation, c’est-à-dire que certaines vont tenter de se protéger en parlant stratégiquement de leur travail, alors que d’autres vont internaliser le regard négatif et vivre un sentiment d’infériorité. Cette thèse permettra donc de mieux comprendre la réalité de certaines travailleuses du sexe du Nouveau-Brunswick, notamment en matière de stigmatisation multiple, et ce, en prenant compte de la singularité de leurs expériences.","abstract_html":"Cette étude porte sur la stigmatisation à laquelle peuvent être exposées des travailleuses du sexe néo-brunswickoises qui vivent avec un problème de santé mentale et/ou de consommation d’alcool et de drogues. Le travail du sexe est un travail marginalisé qui fait l’objet de plusieurs formes de stigmatisation. Il est montré que les femmes qui travaillent dans cette industrie sont plus fréquemment stigmatisées que d’autres femmes qui travaillent dans le domaine du service à la clientèle (Benoit et al., 2015). 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