{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7339"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7339","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Langues de la fiction, fiction de la langue: la polyphonie dans le roman Madeleine ou la Rivière au printemps de Simone Rainville","abstract":"Nous proposons donc une étude complète du roman de Simone Rainville, esquissée à partir des trois principes de base de Bakhtine, soit le plurilinguisme, la plurivocalité et la pluristylisticité, ainsi que du schéma de la polyphonie (voir Figure 1.1). Madeleine ou la Rivière au printemps renferme quatre variétés de langues trouvées en Acadie et par le fait même, répond à la plus simple définition de plurilinguisme. En effet, on y rencontre l’acadien traditionnel, un français parsemé de mots et d&apos;expressions propres aux Acadiens, l’anglais, langue omniprésente et dominante, le français standard, c&apos;est-à-dire une langue relevée presque exempte de régionalismes, et enfin le chiac, le vernaculaire du sud-est du Nouveau-Brunswick mélangeant l’anglais au français, si bien que cette langue répandue répond à un système de règles unique. Les différentes langues présentes en Acadie font de cette région un endroit on ne peut plus propice pour l’émergence d’une littérature où la langue a souvent une place privilégiée. Nous chercherons aussi à établir des rapports entre les langues et les autres éléments de la fiction à partir de l’hypothèse qu’il y a recoupement entre les oppositions fondamentales du roman et l’opposition des langues; par exemple, un différend entre deux personnages peut être directement lié à la différence de langages. 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