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Plus d&apos;un million de recrues sur une population de douze millions répondirent à l’appel, bon gré, mal gré. La plupart de ces mobilisés étaient des jeunes gens, dont les parents se demandèrent quelle serait la situation au retour à une vie normale. Au cours de la guerre, eux-mêmes pensèrent à leur avenir. Tous espéraient un sort meilleur que celui d’avant-guerre. Les législateurs d’Ottawa se sentirent donc pressés de répondre aux problèmes du rétablissement. Le programme fédéral de 1920 dut être modifié pur répondre aux besoins des anciens combattants de la seconde guerre mondiale. Voici un sommaire de cette législation. Tout démobilisé reçoit à ls libération un salaire de trente jours, son uniforme, une allocation de $100 pour vêtements civils, le transport gratuit a son lieu de résidence, plus un écusson avec ses papiers de démobilisations. Il subit l’examen médical qui lui donne droit aux traitements nécessaires durant la première année. S’il est blessé ou malade chronique, il peut réclamer une pension relative à son état d’invalidité en plus des soins requis. S’il veut reprendre son ouvrage, sa place lui est réservée, mais il a le choix et la préférence en certains emplois comme le service civil. Le fermier d’expérience peut emprunter jusqu’à neuf pour cent du coût d’achat d’une terre ou de l’amélioration de sa ferme; de même le pêcheur par rapport à son équipement de pêche. A supposé qu’il entreprenne un commerce, un prêt raisonnable lui sera consenti. En cas de chômage, tous recevront une allocation. Partie de sa maison et de ses meubles pourront être payés par le Gouvernement. Même malade ou blessé, l’ancien combattant pourra prendre facilement une assurance sur vie. S’il devient indigent le Gouvernement verra à son entretien ordinaire, à plus forte raison s’il reçoit une pension insuffisante. Des cours d’apprentissage technique ou de formation intellectuelle lui seront payés en plus d’une allocation mensuelle pour lui et les siens. Tel est le bilan de l’offre d’aide du Gouvernement fédéral aux anciens combattants. A la suite de la liste des lois autorisant cette assistance, nous étudierons en détails ces divers bienfaits et leurs résultats.","abstract_html":"Dans cette études de législation sociales, nous nous bornerons à expliquer les lois du Gouvernement fédéral du Canada pour aider les anciens combattants de la seconde Guerre mondiale, et à montrer certains résultats obtenus depuis leur application. Il ne s’agit pas des divers projets de lois ni des réclamations faites par les vétérans en vue d’améliorer leur sort, mais précisément de l’aide octroyer par le Gouvernement à cette fin. Le 10 septembre 1939, le Canada s’engageait dans la deuxième guerre contre l’Allemagne. 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