{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7257"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7257","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Étude des causes de la déstabilisation de la flèche littorale de Grande-Digue et des facteurs à considérer dans un projet de restauration","abstract":"&quot;Avec la hausse actuelle du niveau marin et l&apos;occurrence des événements de tempêtes qui résultent des changements climatiques, des milieux tels que les écosystèmes côtiers deviennent très menacés. En effet, des phénomènes naturels comme l&apos;erosion côtière font leur apparition modifiant constamment la morphologie des côtes un peu partout à travers le monde notamment dans le sud-est du Nouveau-Brunswick où la flèche littorale de Grande-Digue est un exemple de milieu côtier perturbé par les changements climatiques mais également par les œuvres humaines. Cette situation, couplée à un épuisement du stock sédimentaire en place, rend l&apos;avenir de cette flèche encore plus incertain surtout avec l&apos;apparition d&apos;une grande brèche dans sa partie médiane. Ainsi, l&apos;objectif premier de cette recherche est d&apos;exposer les différents facteurs qui ont pu contribuer à la déstabilisation de la flèche car rappelons le, la présence d&apos;une bréche dans ce genre de système est souvent synonyme de perturbation de l&apos;équilibre dynamique du milieu. Des lors, une cartographie numérique du trait de côte entre 1945 jusqu&apos;à 2011 nous a permis de générer des taux de recul sur toute la cellule sédimentaire ainsi que les volumes auxquels ils correspondent en termes d&apos;apports sédimentaires. Les résultats qui découlent de cette cartographie indiquent une érosion générale de la cellule sédimentaire avec des taux de recul allant de 0,15 m/an à 0,57 m/an durant la période 1945-2011 pour tous les secteurs de la zone d&apos;étude même si des valeurs extrêmes sont retrouvées au niveau de la flèche surtout durant la période 1982-2011 avec un taux de 1,32 m/an. Concernant les volumes de sédiments libérés par érosion, la majeure partie provient de l&apos;érosion des falaises de grès au nord et constitue la source principale d&apos;approvisionnement de la flèche avec 240 364 m3 de sable libéré entre 1945 et 2011. À ce volume est ajouté la contribution des plages et dunes qui se trouvent en amont de la flèche portant ainsi le total des gains sédimentaires à 280 980 m3 alors que les pertes sédimentaires, qui regroupent 1) les volumes de sédiments piégés par le trait de côte artificiel (135 121 m3), 2) ceux enlevés de la cellule par extraction de sable (31 685 m3) entre 1968 et 1974 (période pour laquelle nous disposons de données) et 3) ceux liés a l&apos;érosion de la flèche elle-même (151 737 m3) constituent quelques 318 543 m3 montrant ainsi un bilan sédimentaire de la cellule globalement négatif d&apos;où la déstabilisation de la flèche. De ce fait, il parail clair que l&apos;apparition de la brèche en 1987 n&apos;est pas anodine dans ces conditions de manque de sédiments au niveau de la région d&apos;étude. Cela nous amène au deuxième objectif de ce projet qui a pour but de déterminer le volume de sédiments nécessaire au comblement actuel de la brèche. Ce volume requis pour ramener le niveau du sol à la situation de 1982 à cet endroit correspond à la somme des volumes des parties immergées (en-dessous du niveau moyen des marées hautes) et émergées (au-dessus du niveau moyen des marées hautes) de la brèche estimée à quelques 22 561,64 m3. Cette restauration dite ponctuelle devrait être suivie par une restauration à long terme qui prendra surtout en compte les caractéristiques de ce milieu marqué par des moments de stabilité et de perturbation hydro-sédimentaire intermittents, contrôlés par le rythme des tempêtes côtières qui ne fait que s&apos;accélérer depuis 2000 dans l&apos;est du Nouveau-Brunswick. Les résultats qui découlent de ce travail permettront d&apos;une part aux membres du comité de restauration de soumettre des demandes de financement aux différents organismes provinciaux comme fédéraux concernés et d&apos;autre part de fournir des données au Ministère du Développement de l&apos;Énergie et des Ressources Naturelles du Nouveau-Brunswick.&quot;--Résumé.","abstract_html":"&amp;quot;Avec la hausse actuelle du niveau marin et l&amp;apos;occurrence des événements de tempêtes qui résultent des changements climatiques, des milieux tels que les écosystèmes côtiers deviennent très menacés. 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Des lors, une cartographie numérique du trait de côte entre 1945 jusqu&apos;à 2011 nous a permis de générer des taux de recul sur toute la cellule sédimentaire ainsi que les volumes auxquels ils correspondent en termes d&apos;apports sédimentaires. Les résultats qui découlent de cette cartographie indiquent une érosion générale de la cellule sédimentaire avec des taux de recul allant de 0,15 m/an à 0,57 m/an durant la période 1945-2011 pour tous les secteurs de la zone d&apos;étude même si des valeurs extrêmes sont retrouvées au niveau de la flèche surtout durant la période 1982-2011 avec un taux de 1,32 m/an. Concernant les volumes de sédiments libérés par érosion, la majeure partie provient de l&apos;érosion des falaises de grès au nord et constitue la source principale d&apos;approvisionnement de la flèche avec 240 364 m3 de sable libéré entre 1945 et 2011. À ce volume est ajouté la contribution des plages et dunes qui se trouvent en amont de la flèche portant ainsi le total des gains sédimentaires à 280 980 m3 alors que les pertes sédimentaires, qui regroupent 1) les volumes de sédiments piégés par le trait de côte artificiel (135 121 m3), 2) ceux enlevés de la cellule par extraction de sable (31 685 m3) entre 1968 et 1974 (période pour laquelle nous disposons de données) et 3) ceux liés a l&apos;érosion de la flèche elle-même (151 737 m3) constituent quelques 318 543 m3 montrant ainsi un bilan sédimentaire de la cellule globalement négatif d&apos;où la déstabilisation de la flèche. De ce fait, il parail clair que l&apos;apparition de la brèche en 1987 n&apos;est pas anodine dans ces conditions de manque de sédiments au niveau de la région d&apos;étude. Cela nous amène au deuxième objectif de ce projet qui a pour but de déterminer le volume de sédiments nécessaire au comblement actuel de la brèche. Ce volume requis pour ramener le niveau du sol à la situation de 1982 à cet endroit correspond à la somme des volumes des parties immergées (en-dessous du niveau moyen des marées hautes) et émergées (au-dessus du niveau moyen des marées hautes) de la brèche estimée à quelques 22 561,64 m3. Cette restauration dite ponctuelle devrait être suivie par une restauration à long terme qui prendra surtout en compte les caractéristiques de ce milieu marqué par des moments de stabilité et de perturbation hydro-sédimentaire intermittents, contrôlés par le rythme des tempêtes côtières qui ne fait que s&apos;accélérer depuis 2000 dans l&apos;est du Nouveau-Brunswick. 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