{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7214"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7214","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Index glycémique de l&apos;alimentation libanaise et étude de l&apos;influence de trois constituants typiques des repas libanais sur la glycémie postprandiale","abstract":"La première partie de cette thèse, présentée sous forme d&apos;article de synthèse destiné aux professionnel(le)s de la santé, incluant les diététistes, avait deux objectifs : premièrement, synthétiser les principales connaissances scientifiques sur l&apos;IG et son utilisation ; deuxièmement, présenter une synthèse des valeurs d&apos;IG disponibles pour l&apos;alimentation libanaise traditionnelle, de type méditerranéenne. De plus, comme certains constituants non-glucidiques typiques des repas libanais sont susceptibles d&apos;influencer la réponse glycémique postprandiale, nous avons synthétisé les indications scientifiques qui étayent cette hypothèse. Trois constituants non-glucidiques ont été retenus en raison de leur consommation fréquente dans le contexte des repas libanais traditionnels et de leur potentiel d&apos;action sur la glycémie : deux boissons d&apos;accompagnement moyennement caféinées (le café turc et le thé yerba maté) et une épice (le sumac). Le sumac (S), une épice méditerranéenne, a longtemps été utilisé comme traitement traditionnel de l&apos;hyperglycémie. Le café turc (C) et le thé yerba maté (Y) non-sucrés pourraient quant à eux modifier la tolérance au glucose lorsque consommés avec des aliments riches en glucides. L&apos;effet de ces trois constituants sur la réponse glycémique postprandiale n&apos;a pas été étudié jusqu&apos;à présent. Cet effet a été testé dans une étude expérimentale réalisée chez des sujets humains en bonne santé, en utilisant un aliment glucidique encore non-caractérisé pour son IG, la mankouché libanaise (M). Ce met s&apos;apparente à une pizza dont la couverture est un mélange d&apos;herbes (épices), de graines de sésame et d&apos;huile. Il est fréquemment consommé comme petit déjeuner par les Libanaises et Libanais, accompagné de café turc ou de thé yerba maté. Cette étude expérimentale, présentée sous forme d&apos;article de recherche dans la seconde partie de la thèse, visait à évaluer les effets individuels de S, C et Y sur la réponse glycémique postprandiale suite à la consommation de mankouché et à déterminer l&apos;IG de cet aliment. Douze sujets adultes en bonne santé et normoglycémiques, recrutés dans une même région urbaine au Liban, ont consommé, en des jours différents et dans un ordre établi de façon aléatoire, les aliments-tests suivants : mankouché sans S (M), avec eau (aliment control) ; M préparée avec une dose simple ou double de S (S1 ou S2, respectivement) avec eau ; M accompagnée de 60 mL ou 120 mL de café turc non-sucré (C1, C2) ; ou M accompagnée de 100 mL ou 200 mL de thé yerba maté non-sucré (Y1, Y2). Chaque combinaison a été préparée à partir de recettes standardisées et renfermait 50 g de glucides digestibles. Pour C et Y, la quantité de caféine a été estimée à 40 mg pour les doses simples (C1 et Y1) et 80 mg pour les doses doubles (C2 et Y2). Les mesures de glucose sanguin capillaire ont été effectuées à jeun (t=0), puis aux temps 15, 30, 45, 60, 90 et 120 min après que chaque sujet ait consommé l&apos;aliment-test. L&apos;IG de la mankouché, préparée avec sumac (1 g ou 2 g) ou sans, a été déterminé selon le protocole standard de la FAO/OMS en utilisant une solution de glucose comme référence (IG = 100). Les réponses glycémiques postprandiales, évaluées à chaque temps suivant la prise de chaque aliment, ne différaient pas significativement entre les 7 aliments testés. Les aires incrémentales sous les courbes de réponse glycémique ne différaient pas significativement non plus. La mankouché, telle que préparée traditionnellement avec sumac, avait un IG intermédiaire (61 ± 6, moyenne ± erreur standard) ; avec ou sans sumac, cette valeur ne différait pas significativement. Cette étude est la première ayant évalué l&apos;effet de S, C et Y sur la réponse glycémique. Chaque constituant a été testé à dose simple et double, qui se voulaient représentatives des quantités habituellement utilisées au Liban. Ce choix des doses, relativement faibles ou modérées, explique peut-être en partie nos résultats, i.e., l&apos;absence d&apos;effet significatif des constituants testés. Dans le cas de C et Y, l&apos;impossibilité de détecter des différences significatives peut aussi s&apos;expliquer par la présence de composés bioactifs (e.g., caféine vs. acides chlorogéniques) ayant des effets antagonistes sur la réponse glycémique. (Abstract shortened by UMI.)","abstract_html":"La première partie de cette thèse, présentée sous forme d&amp;apos;article de synthèse destiné aux professionnel(le)s de la santé, incluant les diététistes, avait deux objectifs : premièrement, synthétiser les principales connaissances scientifiques sur l&amp;apos;IG et son utilisation ; deuxièmement, présenter une synthèse des valeurs d&amp;apos;IG disponibles pour l&amp;apos;alimentation libanaise traditionnelle, de type méditerranéenne. 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Douze sujets adultes en bonne santé et normoglycémiques, recrutés dans une même région urbaine au Liban, ont consommé, en des jours différents et dans un ordre établi de façon aléatoire, les aliments-tests suivants : mankouché sans S (M), avec eau (aliment control) ; M préparée avec une dose simple ou double de S (S1 ou S2, respectivement) avec eau ; M accompagnée de 60 mL ou 120 mL de café turc non-sucré (C1, C2) ; ou M accompagnée de 100 mL ou 200 mL de thé yerba maté non-sucré (Y1, Y2). Chaque combinaison a été préparée à partir de recettes standardisées et renfermait 50 g de glucides digestibles. Pour C et Y, la quantité de caféine a été estimée à 40 mg pour les doses simples (C1 et Y1) et 80 mg pour les doses doubles (C2 et Y2). Les mesures de glucose sanguin capillaire ont été effectuées à jeun (t=0), puis aux temps 15, 30, 45, 60, 90 et 120 min après que chaque sujet ait consommé l&apos;aliment-test. 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De plus, comme certains constituants non-glucidiques typiques des repas libanais sont susceptibles d&apos;influencer la réponse glycémique postprandiale, nous avons synthétisé les indications scientifiques qui étayent cette hypothèse. Trois constituants non-glucidiques ont été retenus en raison de leur consommation fréquente dans le contexte des repas libanais traditionnels et de leur potentiel d&apos;action sur la glycémie : deux boissons d&apos;accompagnement moyennement caféinées (le café turc et le thé yerba maté) et une épice (le sumac). Le sumac (S), une épice méditerranéenne, a longtemps été utilisé comme traitement traditionnel de l&apos;hyperglycémie. Le café turc (C) et le thé yerba maté (Y) non-sucrés pourraient quant à eux modifier la tolérance au glucose lorsque consommés avec des aliments riches en glucides. L&apos;effet de ces trois constituants sur la réponse glycémique postprandiale n&apos;a pas été étudié jusqu&apos;à présent. Cet effet a été testé dans une étude expérimentale réalisée chez des sujets humains en bonne santé, en utilisant un aliment glucidique encore non-caractérisé pour son IG, la mankouché libanaise (M). Ce met s&apos;apparente à une pizza dont la couverture est un mélange d&apos;herbes (épices), de graines de sésame et d&apos;huile. Il est fréquemment consommé comme petit déjeuner par les Libanaises et Libanais, accompagné de café turc ou de thé yerba maté. Cette étude expérimentale, présentée sous forme d&apos;article de recherche dans la seconde partie de la thèse, visait à évaluer les effets individuels de S, C et Y sur la réponse glycémique postprandiale suite à la consommation de mankouché et à déterminer l&apos;IG de cet aliment. Douze sujets adultes en bonne santé et normoglycémiques, recrutés dans une même région urbaine au Liban, ont consommé, en des jours différents et dans un ordre établi de façon aléatoire, les aliments-tests suivants : mankouché sans S (M), avec eau (aliment control) ; M préparée avec une dose simple ou double de S (S1 ou S2, respectivement) avec eau ; M accompagnée de 60 mL ou 120 mL de café turc non-sucré (C1, C2) ; ou M accompagnée de 100 mL ou 200 mL de thé yerba maté non-sucré (Y1, Y2). Chaque combinaison a été préparée à partir de recettes standardisées et renfermait 50 g de glucides digestibles. Pour C et Y, la quantité de caféine a été estimée à 40 mg pour les doses simples (C1 et Y1) et 80 mg pour les doses doubles (C2 et Y2). Les mesures de glucose sanguin capillaire ont été effectuées à jeun (t=0), puis aux temps 15, 30, 45, 60, 90 et 120 min après que chaque sujet ait consommé l&apos;aliment-test. 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