Université de Moncton
Mutilation de l'arbre comme symbole traumatique dans la technique du "House-tree-person"
Abstract
dc:description.abstractLe but de cette recherche était de vérifier deux hypothèses de Buck (1948) à l’effet qu’il y aurait une plus grande fréquence d’apparition du nœud et de la branche cassée dans le dessin de l’arbre d’un groupe de sujets ayant vécu un traumatisme psychologique comparativement à un groupe de sujets n’ayant pas rapporté un tel traumatisme. De plus, pour les sujets « traumatisés » ayant dessiné un arbre mutilé, il y aurait une relation entre l’âge chronologique déclaré du trauma et la hauteur de l’emplacement du nœud ou de la branche cassée sur le tronc de l’arbre. Cent-quatre-vingt-sept sujets, des hommes et des femmes, âgés entre 15 et 25 ans ont participé volontairement à cette recherche. Cependant, cent-soixante-douze protocoles ont été retenus. Onze questionnaires ont été éliminés en raison du dessin d’un sapin, et quatre autres en raison de leur ambiguïté. Les sujets comprenaient des étudiants de l’Université de Moncton, Moncton, Nouveau-Brunswick; des jeunes contrevenants du Centre d’adaptation pour jeunes contrevenants du Centre d’adaptation pour jeunes à Kingsclear, Nouveau-Brunswick, et des adolescents mésadaptés socio-affectifs des Foyers de la jeunesse de Moncton, Moncton, Nouveau-Brunswick. Chacun des sujets devait dessiné un arbre et répondre à un questionnaire intitulé : « Inventaire subjectif de traumatisme(s) vécu(s) » (ISTV), permettant de révéler la subjectivité de la qualité de l’expérience traumatisante. Il avait été postulé que les sujets ayant dessiné un arbre mutilé, rapporteraient avoir vécu un événement qui leur avait été très désagréable. Une comparaison fut effectuée entre le groupe de sujets ayant dessiné un arbre mutilé (G1) et le groupe de sujets n’ayant pas dessiné un arbre mutilé (G2) par rapport aux scores obtenus à la question 2 de l’inventaire subjectif de traumatisme(s) vécus(s) (ISTV). La moyenne des scores obtenue à la question 2 pour G1 est significativement plus élevée que celle obtenue pour G2, t(120) = 3.05, p < .005. Un chi-carré a été effectué afin de vérifier s’il y avait une différence significative dans la distribution des fréquences des scores de ces deux groupes. Cette distribution des fréquences s’est révélée significative, x²(3, N = 122) = 9, 771, p < .05. De même il avait été prédit que pour les sujets « traumatisés » ayant dessiné un arbre mutilé, il y aurait une relation positive entre l’âge chronologique déclaré du trauma et la hauteur de l’emplacement de la cicatrice sur le tronc de l’arbre. La corrélation s’est démontrée significative, r(58) = .218, p < .05. Les résultats de cette étude supportent les hypothèses de Buck (1948) selon lesquelles la mutilation de l’arbre est une expression symbolique d’un traumatisme psychologique réel. De plus, l’emplacement de cette mutilation correspond à l’âge chronologique du sujet au moment de l’événement traumatisant.
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- Maîtrise ès arts (psychologie)
- Level thesis:degree_level
- 2e cycle
- Discipline thesis:degree_discipline
- Faculté des sciences sociales (1980-2001)
- Grantor dc:publisher
- Université de Moncton
- Year dc:date.issued
- 1988
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- LeBlanc, Charlotte
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Loubert, Clément
Subjects
dc:subject × 3Rights
dc:rights- Statement dc:rights
-
- Author
- Language dc:language.iso
- iso639-2b, fre
Identifiers
dc:identifier.*- Identifier
- oclc: 726418904
- Dc Identifier Other
- umir:700
- OAI identifier oai:identifier
- oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7150