{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7132"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/7132","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Évaluation des processus du projet pilote sur l&apos;alimentation scolaire du Nouveau-Brunswick","abstract":"Puisque les enfants canadiens passent la majorité de leur temps éveillé à l’école et qu’ils y consomment près du tiers de leurs calories quotidiennes (Tugault-Lafleur et al., 2017), les écoles représentent un endroit propice à la promotion de comportements alimentaires sains auprès des enfants, des adolescentes et des adolescents (FAO, 2020 ; Haines &amp; Ruetz, 2019). En fait, plusieurs écoles au Canada ont instauré différents types de programmes d’alimentation scolaire afin d’optimiser leur environnement alimentaire, offrir un meilleur accès à des aliments sains et développer la littératie alimentaire de leurs élèves (Alberta Education School Nutrition Program, 2017; Everitt et al., 2020; Hernandez et al., 2018; The Coalition for Healthy School Food, 2016). Bien qu’un faible nombre de ces programmes aient été formellement évalués au Canada (Everitt et al., 2020), ceux qui l’ont été ont indiqué des impacts positifs sur l’alimentation et la performance scolaire des jeunes (Alberta Government, 2017 ; Gates et al., 2013 ; Skinner et al., 2012). Malgré ces résultats prometteurs, il n’existe toujours pas de programme d’alimentation scolaire national au Canada (Hernandez et al., 2018). De plus, en 2020, le Nouveau-Brunswick demeurait la seule province à ne pas allouer de fonds gouvernementaux aux écoles pour les programmes alimentaires. Même si plusieurs écoles néo-brunswickoises offrent des programmes de repas gratuits ou à coût réduit, ces programmes varient d’une école à l’autre, dépendent de sources de financement instables, et ne permettent pas un accès universel à des aliments sains pour l’ensemble des élèves néo-brunswickois (The Coalition for Healthy School Food, 2018). En réponse à ces problématiques et pour améliorer l’alimentation et la performance scolaire des élèves, la Fondation Cœur + AVC NB a conçu et piloté le Projet pilote sur l’alimentation scolaire du Nouveau-Brunswick (PPASNB), soit la première initiative visant l’instauration d’un programme d’alimentation scolaire universel et exhaustif à l’échelle provinciale, financée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Bien que l’évaluation des effets soit plus souvent utilisée lors de l’évaluation de programmes, se concentrer exclusivement sur l’efficacité empêche de comprendre le contexte plus large dans lequel les résultats obtenus ont été évalués et l’importance des conclusions tirées (Craig et al., 2008). Au contraire, l’évaluation des processus permet aux intervenants de comprendre les raisons pour lesquelles les objectifs ont ou n’ont pas été atteints en documentant la façon dont les initiatives ont été mises en œuvre (Craig et al., 2008 ; Durlak &amp; DuPre, 2008). Ainsi, le cadre RE-AIM a été utilisé pour mener une évaluation des processus et des effets du PPASNB dans 11 écoles au cours de l’année scolaire 2020-2021. Des questionnaires remplis par le personnel enseignant et administratif des écoles, un formulaire de renseignements généraux des écoles, des données administratives et des notes de la coordonnatrice de projet ont été utilisés pour recueillir des données quantitatives et qualitatives. Des statistiques descriptives, des tests t appariés et des tests de rangs signés de Wilcoxon ont été utilisés pour analyser les données quantitatives, et les données qualitatives ont été analysées de manière thématique. Onze écoles et 12 enseignantes et enseignants ont participé à l’évaluation. Les résultats ont démontré que les écoles ont mis en œuvre en moyenne trois programmes alimentaires, notamment des programmes de petits déjeuners, de dîner, de collation, d’activités parascolaires, de chariot de cuisine et de jardinage scolaire, qui ont été mis à la disposition de tous les élèves des écoles. En plus du personnel et des bénévoles, sept des 11 écoles ont fait participer des élèves à la prestation des programmes implantés. Les principaux facilitateurs à la mise en œuvre du programme comprenaient le soutien de la coordonnatrice de projet et le financement obtenu grâce à la subvention du PPASNB. Les principaux obstacles comprenaient les restrictions liées à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), les contraintes de temps, ainsi que le manque de ressources humaines. Dix des 11 écoles ont déclaré vouloir maintenir leur programme au cours de la prochaine année scolaire, à condition qu’elles obtiennent du financement. Aucun effet significatif du PPASNB n’a été observé sur les perceptions des enseignantes et enseignants sur les comportements des élèves en classe, l’attention, la motivation et la performance scolaire, la consommation de légumes et de fruits et l’insécurité alimentaire, ni sur l’absentéisme des élèves (toutes les valeurs de p &gt; 0,05). 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En plus du personnel et des bénévoles, sept des 11 écoles ont fait participer des élèves à la prestation des programmes implantés. Les principaux facilitateurs à la mise en œuvre du programme comprenaient le soutien de la coordonnatrice de projet et le financement obtenu grâce à la subvention du PPASNB. Les principaux obstacles comprenaient les restrictions liées à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), les contraintes de temps, ainsi que le manque de ressources humaines. Dix des 11 écoles ont déclaré vouloir maintenir leur programme au cours de la prochaine année scolaire, à condition qu’elles obtiennent du financement. Aucun effet significatif du PPASNB n’a été observé sur les perceptions des enseignantes et enseignants sur les comportements des élèves en classe, l’attention, la motivation et la performance scolaire, la consommation de légumes et de fruits et l’insécurité alimentaire, ni sur l’absentéisme des élèves (toutes les valeurs de p &gt; 0,05). 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