{"id":{"repo_id":"moncton","oai_identifier":"oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/6950"},"canonical_url":"https://search.dev.ndltd.org/etd/moncton/oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/6950","repository":{"repo_id":"moncton","name":"University de Moncton","base_url":"https://umoncton.scholaris.ca/server/oai/request"},"display":{"title":"Les colonies d&apos;oies peuvent-elles affecter l&apos;activité du renard arctique (vulpes lagopus) à l&apos;échelle circumpolaire?","abstract":"Les écosystèmes sont connectés à des échelles locales et globales via le mouvement des nutriments, des proies et des consommateurs entre des écosystèmes donneurs, ou allochtones, vers des écosystèmes receveurs. Les oiseaux migrateurs sont un exemple de ressource allochtone typique reliant les écosystèmes à de grandes échelles spatiales, car ils connectent leurs habitats d&apos;hivernage et de reproduction. Les impacts des ressources allochtones sur les écosystèmes receveurs ont été démontrés principalement à des échelles locales. L&apos;étude de ces impacts à l&apos;échelle de biomes a été peu étudiée, en particulier pour les espèces migratrices reliant les écosystèmes modifiés par l&apos;humain aux écosystèmes naturels. Les espèces d&apos;oiseaux migrateurs comme les oies ont augmenté de façon exponentielle depuis les années 1960 en raison de l&apos;intensification des activités agricoles dans les écosystèmes tempérés. Ces migrants de longue distance relient les écosystèmes qu&apos;ils utilisent et ont donc le potentiel d&apos;induire des impacts, directs ou indirects, sur d&apos;autres espèces qui partagent les mêmes écosystèmes. Considérant que les populations d&apos;oies (un subside allochtone) pourraient contribuer à soutenir les populations de prédateurs de l&apos;Arctique à une abondance plus élevée que ce que les espèces de proies résidentes telles que les lemmings peuvent supporter, nous avons étudié l&apos;impact de la présence d&apos;une colonie d&apos;oies sur l&apos;indice d&apos;activité du renard arctique (Vulpes lagopus) à une échelle circumpolaire. Nous avons émis l&apos;hypothèse selon laquelle la présence de subsides d&apos;origine allochtone affecte l&apos;activité des prédateurs autochtones d&apos;un écosystème, eux-mêmes influencés par la dynamique des ressources locales. Nous avons prédit que (1) l&apos;indice d&apos;activité du renard arctique augmente en présence d&apos;une colonie d&apos;oie, et ce même (2) considérant les indices de densité de lemmings comme proies principales et locales du renard arctique. Pour tester cette hypothèse, nous avons utilisé une méthode harmonisée d&apos;observations opportunistes de prédateurs et de petits rongeurs qui a été appliquée dans 18 sites arctiques situés au Canada, en Alaska, au Groenland, en Suède et en Russie durant les étés 2016 à 2018. Nous avons comparé un indice d&apos;activité des renards arctiques basé sur ces observations opportunistes entre les sites en présence et en absence d&apos;une colonie d&apos;oies, en tenant compte d&apos;un indice de densité de lemmings (proie principale). Nous avons démontré que l&apos;indice d&apos;activité du renard arctique était plus élevé en présence qu&apos;en absence d&apos;une colonie d&apos;oies. L&apos;obtention de résultats aussi clairs à grande échelle spatiale contribue à élargir les connaissances antérieures sur les subsides allochtones et leurs impacts sur les espèces locales. Ce travail met en évidence l&apos;utilité d&apos;une méthode de récolte de données simple qui peut facilement être mise en place à l&apos;échelle du biome, menant ainsi à une meilleure compréhension de l&apos;impact des connexions entre écosystèmes à large échelle spatiale.","abstract_html":"Les écosystèmes sont connectés à des échelles locales et globales via le mouvement des nutriments, des proies et des consommateurs entre des écosystèmes donneurs, ou allochtones, vers des écosystèmes receveurs. Les oiseaux migrateurs sont un exemple de ressource allochtone typique reliant les écosystèmes à de grandes échelles spatiales, car ils connectent leurs habitats d&amp;apos;hivernage et de reproduction. Les impacts des ressources allochtones sur les écosystèmes receveurs ont été démontrés principalement à des échelles locales. 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