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Université de Moncton

Pistes d'amélioration de la production de bleuets sauvages (Vaccinium angustifolium) de façon durable au Nouveau-Brunswick dans une optique de gouvernance collaborative

Abstract

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Au cours des dernières années, l’agriculture a subi d’importantes mutations au sein de la province du Nouveau-Brunswick. La culture des petits fruits, et notamment du bleuet sauvage (Vaccinium angustifolium) cultivé principalement dans la Péninsule acadienne, n’y a pas fait exception. Le passage d’une agriculture d’autosubsistance à une agriculture productiviste a entrainé des effets tant positifs que négatifs. Ainsi, le premier objectif de cette étude consiste à illustrer la contribution actuelle de la culture des petits fruits au développement territorial durable de la Péninsule acadienne. Pour ce faire, notre analyse s’appuie sur trois principales composantes du développement territorial durable qui sont mises en exergue avec la notion de gouvernance. Nos résultats ont permis de révéler que si l’économie a profité de la valorisation associée à la culture de bleuet, des problèmes environnementaux et sociaux ont surgi à la suite de l’expansion de cette même culture. Ainsi, afin de faire de l’agriculture une activité durable, participant au développement du territoire, il est essentiel de mettre en place une gouvernance collaborative intégrant l’ensemble des parties prenantes, dont les instances gouvernementales. En outre, de nouvelles pratiques agricoles doivent être développées à travers des collaborations entre les acteurs des sphères scientifiques et agricoles. Ainsi, à la suite de nos discussions avec un producteur de bleuets sauvages du nord-est de la province, nous avons établi, comme deuxième objectif, d’identifier l’impact de la durée d’exposition des ruches d’abeilles domestiques (Apis mellifera) sur la production du bleuet sauvage, notre hypothèse étant que la présence des ruches commerciales a un impact positif sur la production des petits fruits pour une période de temps limité. Notre prédiction peut être formulée de la manière suivante : la production de bleuets sauvages (masse par hectare) augmente avec la durée d’exposition aux ruches (P1), mais que cet accroissement cesse à partir d’un seuil de durée permettant d’atteindre un niveau de production similaire à celui obtenu pour la durée d’exposition maximale aux ruches (P2). Dans trois bleuetières, des exclos ont été installés à trois intervalles de temps différents (avant l’installation des ruches [n=18], cinq jours [n=18] et dix jours [n=18] après l’installation des ruches) afin d’empêcher les pollinisateurs d’accéder aux parcelles-traitements. Des parcelles-contrôles (n=18), exposées aux pollinisateurs pour la durée maximale, ont aussi été installées dans chaque bleuetière. D’autres variables ont été collectées, soit le nombre de fleurs par parcelle, la distance séparant les parcelles des ruches d’abeilles commerciales ainsi que la distance séparant les parcelles des potentiels habitats des pollinisateurs naturels, c’est-à-dire les blocs forestiers et les brise-vent. Selon nos analyses, le meilleur modèle expliquant la variation dans la masse de bleuets incluait deux variables, soit la durée d’exposition aux ruches et le nombre de fleurs par parcelle. Ainsi, la masse de bleuets était significativement supérieure dans les parcelles exposées aux ruches d’abeilles commerciales que dans celles n’y ayant jamais été exposées. À l’opposé de notre prédiction, la masse de bleuets était significativement supérieure et similaire dans les parcelles exposées cinq jours et dix jours respectivement comparativement à celles où les fruits ont été exposés pour la durée maximale. Ces résultats suggèrent que d’autres facteurs ont favorisé la production de bleuets sauvages dans les parcelles-traitements. Ainsi, en plus de fournir de nouvelles pistes de réponses concernant la culture du bleuet sauvage, notre étude vise à promouvoir la collaboration et la création de partenariats entre les différences parties prenantes concernées par la culture de ce fruit. Mots-clés : Agriculture, bleuet sauvage, collaboration, développement territorial durable, gouvernance, parties prenantes, pollinisation.

Degree

thesis:*
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Maîtrise en études de l'environnement
Level thesis:degree_level
2e cycle
Discipline thesis:degree_discipline
Faculté des études supérieures et de la recherche
Grantor dc:publisher
Université de Moncton
Year dc:date.issued
2021

Author and committee

dc:creator, dc:contributor.*
Author dc:creator
  • Caissie, Alexandra
Advisors dc:contributor.advisor
  • Giroux, Marie-Andrée
  • Simard, Majella

Subjects

dc:subject × 8

Rights

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Statement dc:rights
  • Author
Language dc:language.iso
iso639-2b, fre

Identifiers

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Dc Identifier Other
umir:2463
OAI identifier oai:identifier
oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/6837

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source
Harvested from
University de Moncton
Base URL
umoncton.scholaris.ca/server/oai/request
Last updated
2026-07-24
Source record
OAI-PMH GetRecord
citation

Caissie, Alexandra. Pistes d'amélioration de la production de bleuets sauvages (Vaccinium angustifolium) de façon durable au Nouveau-Brunswick dans une optique de gouvernance collaborative. 2e cycle thesis, Université de Moncton, 2021. https://hdl.handle.net/20.500.14658/6837