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La majorité de ces analyses, que plusieurs nomment les thèses « catastrophiques », expliquent l’inévitabilité de l’entrée dans une telle situation de grands risques comme étant le résultat de la rigidité de l’économie capitaliste de surconsommation. Une des plus courantes reproches à l’égard de ces thèses - mise à part la critique qu’elles ne peuvent être prouvées - est qu’elles ignorent le potentiel du public dans la résolution des enjeux écologiques. Cette thèse s’intéresse à l’exploration de la question à savoir si les citoyens sont effectivement une source importante de changements vis-à-vis les menaces écologiques les plus critiques. En puisant principalement dans des théories émergentes des disciplines de l’écologie sociale et de l’écopsychologie, l’auteur avance que le citoyen est effectivement un acteur fondamental mais qu’il est en grande mesure incapable de recevoir les connaissances écologiques et de faire des choix appropriés par rapport aux questions écologiques les plus cruciales. Spécifiquement, on identifie comment les individus sont aujourd’hui débordés dans leur vie quotidienne et que leurs moyens de s’informer, principalement par les médias de masse, ne répondent pas au besoin du public de recevoir une présentation adéquate des enjeux écologiques globaux. L’auteur y explore en plus la possibilité que les nord- américains sont trop attachés psychologiquement à un style de vie de consommation et qu’une transformation radicale des structures socio-économiques (qui serait nécessaire pour répondre à la dégradation de l’environnement) représente une menace à la sécurité psychologique de la majorité de cette population.","abstract_html":"Un grand nombre de penseurs et d ’écologistes sont d’avis qu’il devient de plus en plus probable que l’humanité se dirige vers une crise écologique généralisée au cours du XXIe siècle et qu’il est improbable que des changements significatifs puissent être apportés sans qu’il y ait d’abord une catastrophe écologique majeure. La majorité de ces analyses, que plusieurs nomment les thèses « catastrophiques », expliquent l’inévitabilité de l’entrée dans une telle situation de grands risques comme étant le résultat de la rigidité de l’économie capitaliste de surconsommation. Une des plus courantes reproches à l’égard de ces thèses - mise à part la critique qu’elles ne peuvent être prouvées - est qu’elles ignorent le potentiel du public dans la résolution des enjeux écologiques. Cette thèse s’intéresse à l’exploration de la question à savoir si les citoyens sont effectivement une source importante de changements vis-à-vis les menaces écologiques les plus critiques. En puisant principalement dans des théories émergentes des disciplines de l’écologie sociale et de l’écopsychologie, l’auteur avance que le citoyen est effectivement un acteur fondamental mais qu’il est en grande mesure incapable de recevoir les connaissances écologiques et de faire des choix appropriés par rapport aux questions écologiques les plus cruciales. 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