ULiège - Université de Liège
Les généralistes, la prévention et la promotion de la santé. Etat des lieux, attitudes actuelles et voies d’avenir
Abstract
dc:descriptionCe travail s’est intéressé à chercher comment rendre la pratique de la prévention médicalisée des médecins généralistes plus proche d’un objectif d’amélioration de la santé, considérée dans sa définition biopsychosociale, plutôt que de l’amélioration ponctuelle d’indicateurs biomédicaux, tout en maintenant ou améliorant l’équité dans ce domaine. Questions de recherche : • Quelles sont les représentations des médecins généralistes de leurs rôle et actions dans le dispositif préventif existant dans notre pays ? (Chapitre 2). • Quels sont les facteurs qui conditionnent leur implication plus ou moins marquée dans ces domaines ? (Chapitre 3). • Quels sont les modèles de prévention et de promotion de la santé, publiés dans la littérature scientifique en lien avec les pratiques de soins de santé primaire, que l’on peut mobiliser pour poser des hypothèses de travail pour une amélioration de la pratique en prévention ? (Chapitre 4). • Comment articuler la prévention et la promotion de la santé avec la pratique curative ? (Chapitre 5). Quatre études, en lien avec ces questions, sont présentées dans la forme où elles sont publiées (ou en cours de publication), qui contribuent à illustrer cette problématique. Au fil des définitions de la santé, l’importance attribuée aux déterminants structurels, ainsi qu’au contexte économique et social dans lesquels les individus vivent, est allée croissant ; le poids relatif des systèmes de santé dans la détermination du niveau de santé s’est vu progressivement réduit à un rôle plus périphérique. Mais une place reste à prendre dans le domaine de l’éducation des patients, nécessaire pour maîtriser mieux les déterminants individuels de la santé. Les soins primaires et la médecine générale sont adéquatement positionnés pour une approche personnalisée et à grande échelle des populations. Cependant, la formation des médecins ne les prépare pas à mener des actions de promotion de la santé dans le cadre de leur activité curative. La rencontre de généralistes de terrain au cours d’entretiens individuels semi-dirigés a permis un dialogue explorant de multiples facettes de la pratique en prévention. Des facteurs de prédisposition intimement liés à la personnalité des médecins sont apparus déterminants. De façon plus attendue, les limites et difficultés organisationnelles, l’absence quasi-totale de vision collective des médecins envers la population qu’ils desservent, étaient marquantes. Pour avancer dans la compréhension de ce qui conditionne le comportement des généralistes en matière de prévention, au-delà des déclarations, une échelle d’attitude a été construite. L’analyse a identifié quatre facteurs conditionnant l’attitude envers la prévention : évaluation de la performance, adhésion aux recommandations, centrage-patient & collaboration, et partage du pouvoir. Les attitudes des généralistes envers la prévention étaient plus favorables dans les pratiques pluridisciplinaires et moins favorables chez les médecins plus âgés. Une revue narrative de littérature a permis de retrouver douze modèles opérationnels de prévention et promotion de la santé concernant les soins de santé primaires et pouvant servir d’hypothèses de travail pour améliorer la pratique préventive. Ces modèles intègrent progressivement les éléments apportés par les chartes successives de l’OMS sur la promotion de la santé, ainsi que par les rapports de la commission des déterminants sociaux de la santé. Ils indiquent des points de convergence possibles entre la prévention et la promotion de la santé : empowerment individuel des patients, prise en compte de leurs milieux de vie ; participation accrue à des réseaux locaux de professionnels de la santé ; intégration, au sein des mêmes structures, de l’approche individuelle et collective. Les patients en sont pourtant encore fort absents, sauf exception. Les médecins généralistes ont-ils la possibilité matérielle d’entrer plus avant dans une pratique de promotion de la santé pour leurs patients selon les éléments proposés par ces modèles ? L’évolution des systèmes de santé vers un système d’assurance de qualité peut contribuer à la mise en place de certaines des structures et des modes de fonctionnement nécessaires. Le cycle de qualité peut en être un des instruments. Les critères de qualité des soins de santé primaires fournissent le cadre permettant de tracer la voie des réformes à réaliser pour intégrer la prévention et la promotion de la santé. • La globalité des soins impose de considérer l’environnement bio-psycho-social, en intégrant les patients comme des partenaires du processus de soins. • La continuité des soins pose le défi du partage de l’information clinique entre soignants de façon à assurer la qualité des soins, la sécurité des patients et l’équité. • L’intégration des différentes disciplines de la première ligne et des métiers de la promotion de la santé suppose une adaptation des référentiels métiers de chaque discipline. Ces trois défis impliquent des aménagements de la formation des généralistes, et une redéfinition de leurs tâches et compétences propres. Ce travail implique de réunir les cinq composantes du pentagone du partenariat de Boelen autour d’un projet élaboré en commun. La responsabilité sociale des facultés de médecine devrait être valorisée.
Degree
thesis:*- Grantor dc:publisher
- ULiège - Université de Liège
- Year dc:date
- 2014
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Vanmeerbeek, Marc
- Contributors dc:contributor
-
- Giet, Didier
- Roland, Michel
Subjects
dc:subject × 10Rights
dc:rights- Statement dc:rights
-
- open access
- info:eu-repo/semantics/openAccess
- Language dc:language
- fr
Identifiers
dc:identifier.*- Identifier
- info:hdl:2268/183997
- OAI identifier oai:identifier
- oai:orbi.ulg.ac.be:2268/183997