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ULiège - Université de Liège

Modelling serial offenders’ spatial behaviours: new assumptions for geographic profiling

Abstract

dc:description

Le profilage géographique est une méthodologie d’investigation qui utilise la localisation d’une série d’agressions pour identifier des zones prioritaires de recherche de l’agresseur. Son implémentation reste toutefois conditionnée par un nombre d’hypothèses trop simplifiées, difficiles à évaluer au cours d’une investigation ou encore non vérifiées à un niveau individuel d’observation. Cette thèse apporte une réflexion sur les capacités prédictives du profilage géographique dans le contexte de la Belgique, dont le réseau routier ne se prête pas aux algorithmes classiques d’investigation. Plus particulièrement, cette thèse a pour premier objectif de mieux intégrer l’anisotropie de l’espace au travers deux améliorations : (1) la prise en compte du réseau routier dans le « journey-to-crime » et (2) l’intégration de la structure d’opportunité pour des faits sériels d’agressions sexuelles. Au-delà de cet objectif, la thèse questionne une hypothèse sous-jacente au développement de ce type de méthodologie de recherche : le type de relation spatiale existant entre la résidence de l’agresseur et ses sites de crime. Une alternative à l’effet de décroissance avec la distance est développée, exploitant la variance des distances entre le point d’ancrage et le site de contact du crime. La sensibilité de cette méthodologie est évaluée et son efficacité est comparée à celle de l’effet de décroissance avec la distance. Un résultat majeur de cette thèse est que la proportion de comportements modélisables par l’hypothèse de minimisation de la variance est similaire à l’hypothèse de décroissance avec la distance. Toutefois, un grand nombre de séries n’entrent pas dans les conditions requises pour implémenter une méthode efficace étant donné la multiplicité des résidences de l’agresseur ou le nombre restreint de faits ; ces critères d’applicabilité sont analysés ici. L’hypothèse de minimisation de la variance apparaît cependant comme prometteuse pour les longues séries defaits. La thèse analyse ensuite l’impact de la géométrie des lieux de crimes sur l’efficacité de l’hypothèse spatiale choisie (décroissance avec la distance ou minimisation de la variance) en utilisant la théorie des graphes. Elle met en évidence l’intérêt de la minimisation de la variance lorsque l’agresseur voyage avec une direction préférentielle. Cette analyse met également en exergue que les deux hypothèses spatiales ne sont pas exclusives mais peuvent être combinées pour établir le profil géographique de l’agresseur. Enfin, ce travail s’intéresse à la modélisation des zones neutres en termes d’attractivité criminelle sur le territoire belge. Il présente l’originalité de modéliser la distribution spatiale des crimes pour un pays entier, intégrant des zones urbaines et non urbaines. L’objectif poursuivi par cette modélisation est d’intégrer la structure d’opportunité des agressions sexuelles dans le profil géographique et d’estimer si chacune des hypothèses spatiales est perturbée par une attractivité différentielle des sites de crime. Cette possible perturbation est évaluée en deux temps. Premièrement, un modèle de régression combinant des facteurs issus de la théorie des patterns criminels et de la désorganisation sociale modélise la distribution spatiale des crimes. Ensuite, l’impact des zones dites « attractives » (c’est-à-dire présentant les facteurs favorables à la concentration de crimes) est évalué pour les séries d’agression sexuelles. Lemodèle identifie une relation centre-périphérie dans l’organisation spatiale des concentrations de crime. Le modèle sous-estime le nombre de secteurs non nuls, n’identifiant pas certains attracteurs. In fine, il ressort que les deux hypothèses spatiales ne semblent pas perturbées par les attracteurs identifiés par la modélisation, excepté lorsque l’ensemble des faits de la série sont regroupés dans des zones attractives. De plus, la proportion de faits appartenant à des séries commises dans les zones attractives est plus faible que pour les agresseurs non-sériels. Cette observation renforce l’intérêt de travailler sur les modèles de distribution spatiale plutôt que sur une calibration de faits résolus.

Degree

thesis:*
Grantor dc:publisher
ULiège - Université de Liège
Year dc:date
2014

Author and committee

dc:creator, dc:contributor.*
Author dc:creator
  • Trotta, Marie
Contributors dc:contributor
  • Donnay, Jean-Paul

Subjects

dc:subject × 19

Rights

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Statement dc:rights
  • open access
  • info:eu-repo/semantics/openAccess
Language dc:language
en

Identifiers

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Identifier
info:hdl:2268/172158
OAI identifier oai:identifier
oai:orbi.ulg.ac.be:2268/172158

Chain of custody

source
Harvested from
Université de Liège
Base URL
orbi.uliege.be/oai/request
Last updated
2026-07-24
Source record
OAI-PMH GetRecord
citation

Trotta, Marie. Modelling serial offenders’ spatial behaviours: new assumptions for geographic profiling. ULiège - Université de Liège, 2014. https://orbi.uliege.be/handle/2268/172158