Université de Moncton
Étude de faisabilité à l'implantation du dépistage systématique de la malnutrition chez les personnes âgées fréquentant les étatblissements de soins de santé du Nouveau-Brunswick
Abstract
dc:description.abstractLe but de cette étude est d'évaluer la faisabilité à l'implantation du dépistage systématique de la malnutrition chez les personnes âgées de 65 ans ou plus fréquentant les établissements de soins de santé au Nouveau-Brunswick, Canada. Les dossiers médicaux de personnes âgées de 65 ans et plus admises dans quatre hôpitaux (n = 281, âge = 80,10 ± 8,33 ans), ou résidant dans quatre grands (≥ 60 lits) et deux petits (< 60 lits) foyers de soins de longue durée (FSLD) (n = 140, âge = 82,31 ± 7,40 ans) furent vérifiés afin d'observer si les paramètres nécessaires à un dépistage nutritionnel y étaient présents. Dans l'affirmative, le niveau de risque nutritionnel a également été déterminé. Les paramètres pour dépister furent répertoriés à l'aide d'une grille de faisabilité du dépistage. L'assistante de recherche vérifia dans les dossiers médicaux des participants si le poids fut documenté dans les 48 heures suivant l'admission, ainsi que la taille, et s'ils avaient été mesurés ou rapportés par le sujet. Elle vérifia aussi si le poids habituel fut documenté, l'albumine dosée, si l'appétit de la personne âgée et la fraction des repas consommés furent documentés et si le tout fut documenté adéquatement. En milieu de SLD, elle vérifia aussi la fréquence à laquelle le poids fut mesuré. De plus, il était toujours nécessaire de noter les difficultés observées lors du dépistage. L'assistante de recherche vérifia si une balance était disponible sur chaque unité des hôpitaux et dans les FSLD et s'il s'agissait de balance fauteuil pour les personnes âgées à mobilité réduite. La calibration des balances fut également vérifiée. Lorsque les paramètres pour dépister étaient disponnibles, l'assistante de recherche devait vérifier si les données étaient interprétées pour identifier le risque nutritionnel. Elle vérifiait alors comment le dépistage nutritionnel était effectué, le temps requis pour effectuer le dépistage, si les paramètres de dépistage étaient disponibles par système informatique et si l'indice de masse corporelle (IMC) était calculé par système informatique. Les résultats révèlent que le poids à l'admission était disponible dans 83,6% des dossiers médicaux (mesuré chez 86,0% et rapporté chez 14,0%), le poids habituel dans 43,0%, la taille dans 86,0% (mesuré chez 46,8% et rapporté chez 53,2%) et l'albumine dans 47,5% des dossiers. L'IMC fut calculé par l'assistante de recherche pour 81,5% des sujets. Une différence significative (p = 0,000) fut observée entre la documentation de l'appétit et la fraction des repas consommés entre les hôpitaux et FSLD. Puis, une différence significative fut aussi soulevée entre la documentation du poids (p = 0,000), de la taille (p = 0,000) et du poids habituel (p = 0,010) quand les sujets francophones et anglophones sont comparés selon l'institution, mais pas pour l'albumine (p = 0,606). Dans les hôpitaux, une balance était disponible sur presque toutes les unités (95,2%, n = 20), mais seulement 80,9% (n=17) des unités de soins avaient une balance fauteuil. Une balance était disponible sur tous les unités dans et dans les FSLD (100%, n = 6), ainsi qu'une balance fauteuil. Dans les hôpitaux, 57,1% (n = 12) utilisait un outil dépistage lorsqu'il était réalisé et le reste (42,9%, n = 9) tenait compte de paramètres anthropométriques et biochimiques. Dans les FSLD, 83,3% (n = 5) vérifiaient différents paramètres anthropométriques et biochimiques et 16,7% (n = 1) utilisait une grille interne lorsque le dépistage était réalisé. Cependant, le dépistage n'était pas fait dans les 48 heures suivant l'admission des patients. Il est plutôt fait par les diététistes lorsqu'ils avaient le temps, majoritairement avant les réunions multidisciplinaires. Le risque de malnutrition protéino-énergétique (MPE) â été interprété à l'aide des deux outils de dépistage Laporte et al. (2001). L'outil #1 à déterminé un risque de malnutrition de 42,6% dans les hôpitaux et de 46,4% dans les FSLD (p = 0,094). L'outil #2 a déterminé un risque de malnutrition de 40,1% dans les hôpitaux et 39,5% dans les FSLD (p = 0,766).
Degree
thesis:*- Name thesis:degree_name
- Maîtrise ès sciences (nutrition-alimentation)
- Level thesis:degree_level
- 2e cycle
- Discipline thesis:degree_discipline
- Faculté des sciences de la santé et des services communautaires
- Grantor dc:publisher
- Université de Moncton
- Year dc:date.issued
- 2010
Author and committee
dc:creator, dc:contributor.*- Author dc:creator
-
- Caissie, Isabelle
- Advisor dc:contributor.advisor
-
- Villalon, Lita
Subjects
dc:subject × 9Rights
dc:rights- Statement dc:rights
-
- Author
- Language dc:language.iso
- iso639-2b, fre
Identifiers
dc:identifier.*- Identifier
- oclc: 769769722
- Dc Identifier Other
- umir:1569
- OAI identifier oai:identifier
- oai:umoncton.scholaris.ca:20.500.14658/8465